Congolaises, congolais,
Depuis le 30 juin 1960 à ce 30 juin 2006, se sont écoulés 46 ans de vie du Congo en tant qu’Etat indépendant. Ce qui aurait dû être 46 ans de développement du pays et de bonheur partagé s’est avéré être 46 ans de malheurs et de dégradation du tissu économique et social. Chez nous l’histoire n’est pas un long fleuve tranquille, c’est plutôt une suite de crises politiques suivies de guerres interminables. La République ne compte plus ses morts ; ce sont les étrangers qui les évaluent à sa place. L’Etat a cédé la gestion des catastrophes humanitaires aux organismes non gouvernementaux étrangers. Le meilleur du potentiel économique est déjà bradé. Il est déjà vendu aux étrangers ou entrain de l’être.
Chers compatriotes,
Mais qui sont responsables de nos malheurs ? Qui sont les commanditaires et qui en sont les exécutants ?
Ce sont les étrangers qui lorgnent sur les richesses du Congo. Ce sont leurs serviteurs importés et imposés au sommet de l’Etat et à des postes stratégiques. Ce sont aussi certains de nos frères congolais qui ont accepté de devenir leurs valets. Vous les reconnaîtrez facilement parce qu’ils sèment la mort et le chaos, ils tuent et violent, ils détruisent et pillent le pays.
Ce sont également la bande à Louis Michel, William Swing et tous leurs amis politiques qui sont très nombreux ici en Belgique : Didier Reynders, Armand Dedecker etc…
Mais pouvons-nous changer cette situation ?
Oui, nous le pouvons. Nous ne sommes pas des moutons que l’on conduit à l’abattoir, et qui silencieusement se laissent exécuter l’un après l’autre, chacun à son tour. Nous sommes des hommes, des êtres pensants et capables de nous dépasser. Il nous faut donc cette ferme volonté de changer et de nous battre pour nous et pour nos enfants, ainsi que pour l’avenir de notre pays.
Que devons-nous donc faire ?
D’abord, nous devons comprendre que chaque pays et chaque peuple méritent des dirigeants qui sont avant tout des patriotes. Les patriotes ne sont pas imposés de l’extérieur. Ils ne s’improvisent pas. Les patriotes sont ceux-là qui ont choisi de se consacrer à leur pays. Ils ont déjà fait la preuve de leur amour pour le pays et le peuple.
Voici donc venu le moment de remettre le pays et son destin entre les mains de ceux qui le méritent.
En clair, pour les congolais, et à partir de ce jour, le 1+4 appartient à Louis Michel et à William Swing. Ils doivent se charger de récupérer cette monstruosité qu’ils nous ont imposée.
Et nous avons une alternative.
Les patriotes congolais doivent se réunir pour se réapproprier la transition, requalifier le processus électoral afin de rassurer le peuple.
Comme vous le savez, et contrairement aux attentes du peuple ainsi qu’aux souhaits de plusieurs partis politiques en desquels l’UDPS et ses alliés du Front pour la Défense du Congo (FDC) des promesses, seul Kabila, le PPRD ainsi que son clan politique minoritaire refusent les concertations de dernière chance pour pouvoir sauver les élections.
Pour eux, il importe de tricher aux élections et d’imposer leurs hommes.
Mais pour les congolais, le vote doit refléter le choix des citoyens. Il faut donc revoir tout cela. Il faut apporter rigueur, neutralité et transparence au processus électoral.
D’où nous disons, si cette voix de la raison n’est pas suivie, nous devons systématiquement saboter tout ce qu’ils ont programmé dans le domaine des élections. Campagne électorale, affiches, meetings, élections, tout leur matériel…jusqu’à récupération de notre souveraineté.
Chers amis,
N’ayez crainte des intimidations, car c’est une des stratégies dont ils ont toujours usé sur les congolais.
Ne succombez pas aux tentations des promesses et des cadeaux. Tous ceux qui les ont accepté n’ont jamais fait avancer le pays. Pire encore, certains parmi eux sont plus malheureux qu’avant.
Ne vous laissez pas non plus distraire par des pseudo experts, car ils n’ont jamais résolu nos problèmes.
L’autre grande tentation est d’accepter les suggestions selon lesquels les autres frères congolais sont des ennemis. C’est aussi un des pièges mortels pour le pays. Il faut à tout prix éviter cela. Seuls les étrangers sont nos ennemis.
Congolaises et congolais,
Chers compatriotes,
Notre discours se veut volontairement simple, d’autant que le temps est à l’action. Nous vous demandons en ce jour de notre indépendance, de vous approprier votre avenir. Il faut pour cela boycotter le monstre 1+4. Il faut mettre fin au règne de Kabila, aux menaces de Louis Michel et de William Swing. Il faut saboter leurs élections, jusqu’à ce qu’ils fuient le Congo, à moins qu’ils ne reviennent aux conditions de négociations telles que posées par les congolais.
Je vous demande de à tous et à chacun de nous de prendre soin de notre Congo.
En ce jour de la fête nationale, fête que nous passons dans la douleur, puisse Dieu protéger le Congo !
Vive le Congo _
A bas Louis Michel _
A bas William Swing _
