« La communauté internationale nous ignore, alors nous ignorons la communauté internationale ! » Ceci est la conclusion d’une démonstration claire et précise qui a donné un sens à tout le combat que nous avons mené depuis le début de la fin de cette transition. Nous, c’est le peuple congolais qui s’est exprimé dans toutes les langues, de toutes les manières, avec « toutes » les armes pour réclamer le respect et la prise en considération de ses revendications durant ce processus de transition.
Quelqu’un m’avait dit une fois que le but le plus important que doit poursuivre un homme c’est de trouver un sens à sa vie. Trouver un sens signifie : ordonner les événements et les actions, et leur donner tous un sens unique.
Au lendemain des manifestations du 30 juin 2005 et au lendemain de la démonstration du 09 juillet 2005, une annonce laconique de la commission européenne m’avait inspiré un éditorial que j’avais intitulé « le mépris ». Lors de sa rencontre avec Koffi Annan, le président Tshisekedi m’a rappelé ce texte que j’ai relu. Cette lecture m’a redonné l’humilité de reconnaître que c’est LUI le leader et pas moi.
Tant que « les grands de ce » monde continueront à témoigner du mépris à cette portion du peuple qui a exprimé dans toutes les langues le refus des violations des libertés, de la constitution et de ses droits, Tshisekedi devra garder la flamme de la lutte !
Comme le petit village gaulois qui a résisté aux romains grâce à la potion magique, Tshisekedi doit tenir bon afin que la lutte que nous avons tous menée garde son sens.
Mais d’aucuns se demanderaient ce que nous ferons pendant ce temps ? Allons-nous laisser ces élections s’organiser jusqu’au bout et légitimer ce pouvoir vomi ? Allons-nous comme le dit le poète Bob Marley dans « Rédemption song »: « stay aside and look » ?
Il faut agir, agir, ignorer en agissant, en agissant sur tous les tableaux chacun selon sa sensibilité, chacun selon ses moyens, mais tous dans un même but : la communauté internationale, ne nous imposera rien car nous sommes un peuple SOUVERAIN, SOUVERAIN, SOUVERAIN, et surtout LIBRE !
