Les emballages plastiques encombrent la ville 1162

A Kinshasa, l’utilisation des emballages en plastique est monnaie courante. Dans les boutiques, au marché, dans les pharmacies et partout ailleurs, après tout achat, les produits vous sont livrés dans des emballages en plastique.

Le kinois ayant perdu la notion de la propreté jette n’importe où les emballages après usage ce qui fait de notre ville une des plus sale du monde. A Kinshasa on ne passe pas un mètre sans voir des sachets en plastiques sur le chemin. Cela n’étonne plus personne de les voir et l’autorité publique ferme les yeux sans rien dire. Pourquoi, les kinois préfèrent-ils les sachets en plastiques. Nous avons posé la question à maman Lyly vendeuse des légumes au grand marché de Kinshasa qui nous dit que les sachet en plastiques sont pratiques, c’est-à-dire qu’on peut mettre dedans des légumes, des pains, des fruits, des beignets, de l’huile, du pétrole…tout peut être mis dans un sachet en plastique. Aussi, elle a ajouté que les sachets en plastiques sont à la porté de tout le monde, ce qui justifie son utilisation. Sachet 2Malheureusement, après usage, ces emballages sont très souvent jetés çà et là dans les habitations, dans les rues, les caniveaux, sur les branches des arbres. Ils atterrissent rarement dans une poubelle même lorsque celle-ci existe. Les ruminants s’en régalent comme d’une véritable nourriture. Ces sachets jetés à l’environnement ont des graves conséquences sur le plan environnemental dans la capitale congolaise notamment :
– la salissure, les multiples décharges de plastiques et l’enlaidissement de la ville par ces sachets plastiques accrochés aux branches des arbres, aux moindres aspérités ;
– le blocage du ruissellement des eaux et les menaces d’inondation par les couches de plastiques qui recouvrent le sol et y réduisent l’infiltration de l’eau ;
– l’obstruction des canaux et conduites d’évacuation des eaux usées qui, dégageant des odeurs fétides, polluent l’air et favorisent la prolifération des moustiques et des microbes, vecteurs des maladies tels que le paludisme, le choléra, la diarrhée, etc.
– la menace permanente de mort des animaux domestiques ingérant des fragments de ces sachets pour, semble-t-il, leur goût salé ;
– l’occupation de niches écologiques dans les milieux aquatiques avec des multiples conséquences néfastes pour leurs flores et leurs faunes.
Le service de l’hôtel de ville chargé de ramasser les sachets dans la ville est pratiquement inexistant. La ville devient un cimetière des sachets

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