LE SYNDROME DE CANH 882

Mais qui est donc ce CANH qui a donné son nom à un syndrome? Qui est atteint de ce syndrome ? C’est quoi un syndrome ? C’est avec toutes ces questions que nous nous sommes rendus au spectacle organisé par l’asbl Artisans de Paix ce vendredi 12 mai 2006, pour commémorer les 30 ans d’écriture du dramaturge congolais Cheik FITA.

Profond et bien joué, la pièce est une radioscopie de tous les clichés qui sont véhiculés en Afrique sur l’europe. Choquant sur certain points, les critiques formulées sur l’état d’esprit du noir, et la glorification que l’on pourrait y lire de la race blanche et ses valeurs séculaires. Heureusement qu’à la fin, le noir comprend enfin ce que veut lui dire le blanc et lui rappelle que ce que lui, le noir est devenu c’est le résultat de la civilisation que le blanc lui a apporté.

Ludique un peu, profond à certains égards, cette pièce mérite d’être vu par le plus grand nombre de gens. Elle donnera lieu à des débats très intéressants. Décidément les talents sont nombreux dans cette communauté congolaise, mais qu’est-ce qui empêche le décollage de tout ça ?

Les réponses aux questions que nous avons posé au début sont à trouver en allant voir la pièce. Contentez-vous du résumé fourni par l’auteur.

Béthencourt vient de séjourner brièvement dans une capitale d’Afrique Noire. Quelques semaines plus tard, il doit héberger malgré lui quelqu’un qui vient de débarquer sans crier gare : Tex, le chauffeur de taxi qui le conduisait en Afrique. C’est en vivant avec l’africain que Béthencourt découvre le mal qui sévit dans certains pays du Sud : le syndrome de CANH. Et l’émigration actuelle des africains vers l’Europe n’en est qu’un des effets visibles. Mais la lutte contre le syndrome de CANH ne serait-il pas un grand marché pour l’emploi ? Et l’émigration ne pourrait-elle pas alors changer de direction ? La ruée des européens vers l’Afrique !

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