Depuis quelques temps, à la lumière du nouveau code miner, on assiste au Kasaï Occidental et plus précisément dans la ville de Tshikapa et dans le territoire du même nom, à une véritable ruée vers le diamant. Conséquence, laisse-t-on entendre, de nombreux contrats signés entre l’Etat congolais et les exploitants miniers étrangers.
Depuis quelques temps, à la lumière du nouveau code miner, on assiste au Kasaï Occidental et plus précisément dans la ville de Tshikapa et dans le territoire du même nom, à une véritable ruée vers le diamant. Conséquence, laisse-t-on entendre, de nombreux contrats signés entre l’Etat congolais et les exploitants miniers étrangers. Au niveau de l’application du code sur le terrain, surtout en matière sociale, beaucoup de nos compatriotes y perdent leur latin. Les exploitants miniers, disons certains exploitants miniers étrangers, se comportent comme seuls » maîtres à bord, après Dieu « . D’où les nombreuses questions qui fusent de partout quand à la voie à suivre en cas de contestation.
Pourquoi l’Etat ne met-il pas de structure d’encadrement pour voir si réellement leurs partenaires étrangers appliquent à la lettre les clauses du contrat les liant à l’Etat congolais ?
Ceci est d’autant plus vrai qu’au Kasaï Occidental les actions posées par la société Kabongo Développement Compagnie (KDC), exploitant le diamant à Mbelenge, (cité minière située à 185 km de Tshikapa dans le territoire de Luebo), sont à saluer bien qu’étant dans leur phase de prospection. Tandis que la société AMB Mining à l’œuvre a Mbendayi, localité située dans le groupement de Tshindemba, Sico Khalil, opérant à Kankala dans le groupement de Muata Kandala appartenant à un certain Jamal, ne sont rien d’autres que des entreprises qui ne respectent rien. Pour s’en convaincre, les actes posés par ces trois entreprises suscitent bien d’interrogations auprès de la population de la contrée.
Kabongo Développement Compagnie (KDC) un modèle
La Société Kabongo Développement Compagnie (KDC), cité ci-haut vient de découvrir un gisement situé dans le village de Mbelenge. Avant sa mise en exploitation, elle a eu des concertations indispensables avec les notables et chefs de groupement de Ndjoko Mpunda. De ces concertations, il a été décidé l’aménagement d’un nouveau site qui aura la particularité d’abriter toutes les facilités de la vie moderne (école, eau courante, électricité, centre de santé). Le 26 février dernier, KDC s’est engagé devant le commissaire de district du Kasaï Oscar Malonga Mbaki O Kum a répondre favorablement aux requêtes formulées par la population de Ndjoko Mpunda. En attendant, neuf chefs de groupements et villages ont reçu chacun un lot de matériels, comprenant une moto DT 125, une photocopieuse, un moulin, une tronçonneuse, un téléphone portable et un montant de 4.000 $ pour le démarrage.
Parmi les réalisations qu’elle compte concrétiser, KDC a fourni un forage pour l’eau potable, un hôpital moderne, une école primaire et secondaire, des maisons en matériaux durables pour les chefs de village et 10.000 dollars et des sacs de sel pour être en accord avec la coutume.
Si KDC est un exemple, la société AMB Mining et Sico Khalil se distinguent, elles, par des actes qui révoltent. La première, oeuvrant dans le groupement de Tshindemba dans le secteur de Kasaï-Kabambayi est en confit ouvert avec les artisans, et marginalisent les ayant droits fonciers. Pour preuve, le 27 février passé, M. Jacob non autrement identifié, accompagné d’une meute de chiens policiers et d’hommes armés a chassé 200 exploitants artisanaux. Selon lui, les élections s’étant tenues, ces derniers n’ont plus droit au chapitre. Il se dit soutenu en haut lieu. Quant à Sico Khalil, du sieur Jamal, elle s’arroge beaucoup trop de pouvoirs. Il se dit couvert par le ministère de l’Intérieur.
Au bureau urbain des Mines à Tshikapa, l’inquiétude est totale. Surtout que les opérations de tamisage du gravier riche échappent au contrôle du service des Mines. Devant de tels écarts entre ceux qui respectent la législation en vigueur et d’autres » exploitants gangsters « , l’Etat doit essayer de mettre de l’ordre pour encourager ceux qui respectent la loi . Ceci pour le bien de la population congolaise.
