Notre culture, sa survivance, sa protection, son maintient depuis notre exil, doit être la priorité. Mais voilà combien d’entre nous agissons dans ce sens? Combien d’entre nous permette à leurs enfants de rester en contact direct avec cette culture? Combien d’entre nous donnons la possibilité à notre progeniture né en exil de comprendre notre langue, notre vecu, nos traditions? Beaucoup d’entre nous laissons cette tâche à l’école de nos pays d’accueil, exposant ainsi nos enfants au risque de perdre leurs racines.
Face à cette situation et pour pallier à cette carence Cheik Fita, l’un de grand dramaturge congolais encore vivant a pris l’initiative avec le soutien de Ghislaine Molai d’organiser pour nos enfants à Bruxelles, un atelier d’initiation au conte, chant et tam-tam congolais.
Lors de cet atelier, qui en est à sa deuxième édition et qui s’est tenu durant l’été au centre culturel flamand DE KRIEKELAAR à Schaerbeek, les enfants ont joué du tam-tam congolais, appris des chants traditionnels et écouté des contes africains dont un conte écrit pour l’occasion par Cheik FITA intitulé « Le ver est dans le fruit ».
Pourquoi ce conte et quel en est le contenu ?
« Il y a très longtemps, dans un village perdu de la brousse africaine, un homme n’avait qu’une idée en tête : gagner sa vie autrement que par la pêche, la chasse, la cueillette.
Comment ? En creusant la terre. Il était convaincu qu’il y avait des ressources énormes dans les entrailles de la terre.
Il était tellement obstiné qu’un jour, une voix l’interpellât en attirant son attention sur le danger d’une pareille activité humaine.
Avait-il retenu les conseils de la voix ? Si non, plusieurs siècles plus tard, quelles conséquences cette activité allait-elle provoquer ? »
Le conte africain est un mode artistique et de communication unique. Il allie récit, jeu, participation du public et leçon de morale. Au moment où l’humanité est victime de ses propres ambitions avec le réchauffement climatique, il est quasi impossible de mettre tout le monde d’accord sur ce qui devrait être fait pour éviter la catastrophe qui arrive à grande vitesse. Les vertus du conte peuvent venir à la rescousse de la planète et de l’humanité. Comment ?
Ceux qui dirigeront le monde dans 25-30 ans, ont entre 6 et 12 ans aujourd’hui, l’âge idéal pour apprendre et intérioriser à vie les principales valeurs de la société.
– Ces valeurs, on les acquiert au contact des adultes : à la maison, à l’école, dans l’environnement ambiant.
– Dans 25-30 ans, le climat va considérablement changer. Les dirigeants de ce monde-là que sont les enfants d’aujourd’hui, sont-ils déjà préparés à cette éventualité ?
– Le sujet du réchauffement climatique est-il un sujet de conversation en famille entre parents et enfants ?
– Dans les écoles, ce sujet est-il déjà mis en évidence ?
– Dans le loisir des enfants, le thème du réchauffement climatique s’est-il déjà implanté ?
C’est pour pallier cette carence que le conte « le ver et le fruit. » a été monté.
De l’avis général, à la fin de la session, les enfants sont partis heureux et les parents sont satisfait d’avoir légué un peu de ce qu’ils connaissent à leurs enfants. Nous avons tous été éduqué par des contes et des proverbes, grâce à des initiatives pareils nous pourrons partager pus facilement avec nos enfants ce bagage là et sans rougir.
Inscrivez-vos enfants pour les prochaines sessions qui auront lieu durant les congés scolaire. Pour tout renseignement contactez nous à l’adresse:
cheikfita@myway.com | culturek@gmail.com
Tél. 02.705 00 23 | 0495 336519.
