Vital Kamerhe, le Secrétaire Général du PPRD, tenait une conférence ce 22 juillet 2005 soir à Paris. Certains patriotes congolais qui y assistaient n’ont pas accepté l’outrage qu’il a fait aux victimes innocentes tombées sous les balles de mercenaires appelés en renfort par l’attelage (1+4=0) pour se maintenir au pouvoir et prolonger la transition contre la volonté populaire. Trouvant normal la mort de compatriotes paisibles, qui manifestaient un rameau à la main, et dont le seul tort était de clamer leur désaveu d’un système qui a échoué, ces compatriotes ont été choqués par son arrogance et ont fait entendre leur voix !
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Dans son discours de propagande du pouvoir défunt, Vital Kamerhe avait commencé par faire l’historique de la genèse du 1+4, notamment en justifiant et en glorifiant l’accord pirate de l’hôtel cascade qui, en avril 2002, avait scellé un pacte voyou entre Hyppolite Kanambé alias Joseph Kabila comme Président de la République, et Jean Pierre Bemba, comme Premier Ministre, se félicitant du fait qu’aujourd’hui, un tel schéma est à l’ordre du jour. Il oublie toutefois de rappeler que cet accord était un accord privé et pirate. Il persista en insultant l’opposition toute entière, justifiant et défendant le maintien du 1+4 et ses animateurs malgré l’échec patent de la transition. Se lançant dans une diatribe, il se mit à caricaturer et à ironiser sur l’opposition – plus particulièrement M. Tshisekedi -, en la traitant de poltronne face aux élections. C’est ainsi qu’il n’a pas hésité à évoquer la situation togolaise où l’opposition ayant boycotté le processus électoral a crié à la tricherie au moment de la proclamation des résultats.
Sans le moindre scrupule, il se mit à expliciter et à justifier les actes barbares du 30 juin dernier pour le maintien au pouvoir du 1+4 avec un culot inimaginable. En effet, ces compatriotes innocents sont morts parce que, selon lui, ils représentaient une menace terroriste, et le gouvernement, en responsable, se devait de prendre des mesures. Des mesures qui ont consisté, comme on le sait, à faire appel à des mercenaires qui ont tiré à balles réelles sur des civils non armés ! Ces déclarations avaient résonné, dans l’esprit des patriotes, comme une insulte à la mémoire des martyrs du 30 juin 2005. Aucun regret, aucun repentir !
C’est alors que des patriotes se sont levés pour manifester leur solidarité avec la population congolaise qui a subi le martyr et payé de son sang un lourd tribut le 30 juin dernier. Aux demandes d’explications d’un des participants à la conférence, M. Kamerhe répondit avec un ton hautain et menaçant en disant : « Petit oza kosakana na ngai ! oyebi ngai te ». Entendez « Ne joues pas avec moi, petit ! Tu ne me connais pas .» Il renchérit : « Nous sommes dans un pays de droit, je vais porter plainte contre vous. Kagame n’a pas pu m’intimider, Vous n’allez pas m’intimider».
Cette élévation du ton de M. Kamerhe et son attitude menaçante jugées inacceptables par certains participants mirent alors subitement toute la salle en ébullition. Se rendant brusquement compte qu’il était en face du vrai peuple congolais, libéré de la peur et souverain. Mr Kamerhe se confondit en plates excuses qui furent rejeté car la vrai nature de l’homme s’était revelé, un voyou hautain qui jouait le démocrate et aimait entendre sa propre voix et les applaudissement. Un congolais lui rappella son rôle dans le célébre service national où il l’avait connu, et le sieur Kamerhe perdit la face.
Dans cette ambiance houleuse, la situation devint vite incontrôlable. Des éclats de voix firent de plus en plus élevés. Pendant que des discussions se poursuivaient tous azimuts dans le brouhaha, une bombe lacrymogène fut lancée près du podium où se trouvait M. Kamerhe par l’on ne sait qui. Debandade, aveuglement, toux, picotement toutes ces sensations que nous subissons à chaque fois que nous exprimons notre opinion et qu’ils envoient la troupe. La salle se vida d’un coup. M. Kamerhe était accompagné de M. Katumba Mwanke, la tête pensante et éminence grise du pouvoir (1+4=0) en place au Congo, qui assistait, impuissant, à la montée du tsunami populaire contre le mépris et l’arrogance des animateurs de cette transition défunte.
La salle n’ayant qu’une seule issue, et celle-ci étant bloqué par les crs et les patriotes près à poursuivre pacifiquement la discussion avec Mr Kamerhe, il fallait donc à tout ce beau monde trouver un moyen de sortir de cette souricière en évitant l’humiliation de détaller en public.
La conférence de M. Kamerhe ayant fait l’objet d’une invitation de toute la communauté congolaise, la police Française ne pouvait pas interdir aux citoyens qui faisait le sit-in déhors de continuer tant qu’ils ne bloquait pas la circulation et ne faisiat pas de casse. Or, ce vendredi 22 juillet, une manifestation ayant fait le plein, avait également eu lieu à Paris à l’appel de l’association « Toponi Congo ». Après leur marche, les manifestants ont naturellement tous afflué à l’endroit de la conférence pour demander ses comptes au représentant du parti au pouvoir. Il fallait trouver le moyen d’extirper M. Kamerhe en le soustrayant de la colère de cette foule des manifestants en colère, qui avaient pris connaissance de ses propos et qui obstruaient l’unique sortie de la salle où se débattait M. Kamerhe, intoxiqué par le gaz lacrymogène.
La police française a dû faire appel à toute son imagination pour faire sortir Kamerhe de la salle en le ceinturant et en le traînant au pas de course pour l’engouffrer dans un panier à salade, et démarrer en trombe sous les quolibets, les railleries et les insultes de la foule. Pour proteger la fuite de Kamerhe et sa bande, les CRS attaqueront la foule au gaz lacrymogène à 22:00, ce qui provoquera la colère de quelques manifestants qui s’en prendront aux véhicules garés dans le quartier, dont ceux de certains participants de la conférence et organisateurs.
Une conclusion s’impose. Desormais plus personnes qui est de près ou de loin lié à ce pouvoir vomit par le peuple congolais n’a le droit de venir se pavaner dans un pays européen où américain. Le peuple du 30 juin 2005, se présentera au rendez-vous. Et ne vous laissera pas dire n’importe quoi au nom de la démocratie. Vous avez choisi de diriger les congolais par defi, preparez-vous à relever ce defi partout où vous vous presenterez à lui.
Peuple Congolais, Peuple souverain, le Pouvoir t’appartient depuis le 30 juin 2005, jour de ton sacrifice suprême. Il te suffit, pour te libérer de l’emprise de ces dictateurs qui te gouvernent par défi, de libérer ton esprit par la désobéissance civique et leur ôter ainsi toute autorité sur toi. Cette désobéissance, à travers tous les actes qui représentent les signes de l’autorité, te permettra de terrasser ces dictateurs, qui s’écrouleront de leur piédestal et fera aboutir ton dessein.
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