A l’appel du mouvement Bana – Congo, une poignée des congolais sont venus signifié à Louis Michel et à son parti leurs désapprobation de la politique qu’il mène au Congo. Louis Michel est considéré comme la cause principale de tous les malheurs de fa milles congolaises, ce qui n’est pas peu dire.
La réaction de ce dernier avant et après les démonstrations du 30 juin 2005, ne peut que corroborer cette affirmation. En effet Mr Louis Michel s’est octroyé le droit de toujours prendre le parti de ceux qui sont au pouvoir, quoi qu’ils fassent comme crime, ils sont assurés du soutient inconditionnel de tonton Louis.
Nous avions donc décidé d’aller faire un sit-in devant les bureaux de son parti afin de dire de vive voix à ses militants à quel point leur patron nous exaspérait et que nous avions décidé d’informer l’opinion publique belge de la vérité de l’action « salvatrice » de « tonton » Louis au Congo.
Après quelques heures, la police s’est pointée pour s’enquérir de nos intentions. Après une explication, ils décideront de nous laisser continuer étant donné que nous n’occupions pas la chaussée et ne faisions rien de mal.
Aux alentour de midi, comme le nombre des manifestants augmentait, le commissaire de police se présenta avec une dizaine de policier. Une employée du MR sorti pour nous proposer un dialogue avec un mandataire du MR en la personne de Hervé Hasquin (un « ami » du Congo et de Louis Michel). Après une bonne palabre à la congolaise. Nous accepterons de rencontrer ce monsieur.
La conversation se transforma en leçon. Ce monsieur, oubliant certainement qui il avait en face, se mit à nous expliquer dans quelle situation était le Congo du point de vue administratif. N’écoutant que sa propre voix, le message que nous lui avons délivré, ne semblait pas l’intéresser.
La position du MR est que contre vents et marrée le 1+4 doit continuer jusqu’aux élections. Si en 2006, les élections n’ont pas eu lieu, alors la communauté Internationale va se retirer. Ces gens n’ont pas la capacité, le pouvoir et la volonté de faire les élections. Ce qu’ils n’ont pas pu faire en 2 ans, il n’y aucune raison qu’ils le réussissent en une année.
A cet argumentaire ce monsieur était complètement insensible. Montrant par là que la réussite des élections où mêmes leurs réalisations lui importaient très peu. Il va nous expliquer comment est-ce que ça coûte cher de faire un recensement, (il a suivi une formation de démographe, nous révélera-t-il en passant. Notre vie à changer depuis ce moment) tellement que la Belgique en fait un tous les 10 ans et que le dépouillement prend 2 ans. Bon argument mais l’ignorait-on au moment de fixer la durée de la transition ? Non, dans ce cas pourquoi connaissant toutes ces difficultés a-t-on laissé les animateurs s’amuser au lieu de faire ce pourquoi ils étaient là ?
Tout cela montre que la communauté internationale, le MR, Louis Michel ne s’intéresse pas du tout à la concrétisation de ce pourquoi ils payent, les élections. Tout ce qui leur importe ce que les fonds qui sont libérés pour cette affaire soient gérés par des gens à eux jusqu’au bout du processus. Ensuite ils vont se tirer sans remord, avec déjà des bonnes explications à fournir à leurs électeurs sur l’incompétence de l’équipe dirigeante.
Chaque congolais acquis au changement doit considérer comme un devoir civique et révolutionnaire, la diffusion de la réalité de la situation chez nous aux électeurs belges français, américains, anglais, allemands… Et leurs montrer que leurs autorités savent exactement ce qui s’y passe mais qu’ils ont choisi pour des intérêts inavouable de fermer les yeux.
