La commune de Kimbanseke regorge en elle-même plus de 300 cas des enfants atteints du kwashiorkor a signalé une dépêche de l’agence congolaise de presse. Le début de cette année n’a pas été bon pour les résidants de cette commune qui a vu des nombreux enfants souffrir de cette insuffisance alimentaire.
Pour l’infirmier Gilbert Opeki nutritionniste du centre hospitalier Elikya, il faudrait faire quelque chose pour ces enfants qui très souvent n’ont pas des parents ou, des parents sans emploi. Une fois arrivés dans ce centre hospitalier, les enfants malades sont soignés sous un traitement reparti en deux phases.
La première phase consiste à donner un traitement aux enfants en injectant des vitamines et des antibiotiques pour qu’ils puissent retrouver de la force. La deuxième phase du traitement consiste à donner du lait thérapeutique riche en sodium F75 et F100 en tenant compte du poids de l’enfant. Le nutritionniste Gilbert a souligné que l’enfant suit ce traitement pendant 90 jours. Le traitement n’est pas pris en charge par les parents des enfants car s’ils ne peuvent pas donner à manger aux enfants, ils ne peuvent donc pas payer des frais sanitaires à ceux-ci.
Si depuis le début de l’année 300 cas de kwashiorkors ont été recensés dans la seule commune de Kimbanseke combien alors la ville de Kinshasa compterait des enfants souffrant de l’insuffisance alimentaire.
La mortalité chez les enfants de moins de 5 ans ne fait qu’augmenté dans notre pays et c’est aussi dû au fait que des nombreux enfants ont vu leurs parents mourir pendant la guerre. Le nombre des enfants de la rue n’est plus à compter et tous ces enfants ne sachant où aller et que manger se contentent de ce qu’ils peuvent trouver sur leur chemin. Nous lançons ici un appel aux hommes de bonne volonté de pouvoir aider ces centres qui se battent pour redonner de la chair à ces enfants qui n’ont plus que la peau du corps sur les os. Ceux qui ont provoqué les guerres, et aujourd’hui au pouvoir ont oublié ceux qui ont combattu pour une cause qu’ils ne connaissaient pas et voila que leurs enfants et bien d’autres dont les parents fonctionnaires de l’état meurent chaque jour de malnutrition.
