Regroupés au sein de l’Union sacrée pour les élections libres et transparentes 872

Des candidats à l’élection présidentielle exigent la démission de Malu Malu et la tenue d’une table ronde politique avant le 30 juin

La démission du président de la Cei Apollinaire Malu Malu et la tenue d’une table ronde politique avant le 30 juin 2006 constituent les principales exigences exprimées vendredi par onze candidats président de la République regroupés au sein d’une plate forme dénommée Union sacrée des Congolais pour les élections libres et transparentes.

L’étau semble se resserrer autour du cou du président de la Commission électorale indépendante (Cei) car le champ des mécontents s’élargit davantage. Après la hiérarchie de l’Eglise catholique en Rdc, c’est au tour des onze candidats président de la République de désavouer M. l’Abbé Malu Malu.

Dans une déclaration rendu publique vendredi en fin de journée, les signataires, regroupés au sein de l’Union sacrée des Congolais pour les élections libres et transparentes ont pris acte de l’auto disqualification du président de la Cei et, par conséquent, exigé sa démission. Objectif : sauvegarder la paix, la cohésion nationale avant, pendant et après les élections. Aussi ont-ils demandé qu’il soit procédé au remplacement d’Apollinaire Malu Malu par un compatriote intègre et apte à sauvegarder les intérêts du Congo et le processus électoral.

Sur la même lancée, ils ont exigé la tenue avant le 30 juin 2006 d’une table ronde politique en vue de décrisper le climat politique et de recréer les conditions propices à la tenue d’élections crédibles. Ils souhaitent que ces concertations se déroulent sous les auspices d’un facilitateur neutre.

En outre, les membres de l’Union sacrée des Congolais pour les élections libres et transparentes exigent la publication sans délai de la liste définitive d’électeurs expurgée de fraudeurs. De même, ils appellent la communauté internationale à l’observation d’une stricte neutralité dans le processus électoral en Rdc.

Pourquoi les onze candidats à l’élection présidentielle prochaine ont-ils retiré leur confiance placée en M. l’Abbé Malu Malu ? Réponse : constat de plusieurs actes de partialité. D’abord, ils rappellent que contrairement à la résolution du Dialogue intercongolais préconisant un recensement général de la population avant les élections , « le législateur de la transition décidera de l’identification de seuls électeurs, tâche dont la Cei s’acquittera dans une confusion délibérée et maintes fois décriée ».

Ils relèvent en passant que la Cei, « sourde à toutes critique, se satisfait du chiffre de vingt cinq millions d’électeurs enrôlés dont elle n’a jamais publié la liste ». Et d’ajouter que dans les 25 millions d’électeurs figurent de nombreux irréguliers, civils, militaires, policiers et étrangers. L’enrôlement des étrangers é été dénoncé par certains chefs de mission diplomatiques.

Ensuite, les « onze » parlent du détournement des candidats de certains partis politiques vers des listes électorales d’autres partis qui ne les ont pas investis ; de nombreuses requêtes en annulation de la candidature du général major Joseph Kabila, « enrôlé frauduleusement », selon eux.

Enfin, les membres de l’Union sacrée des Congolais pour les élections libres et transparentes s’insurgent contre la prolongation unilatérale de la transition par M. l’Abbé Malu Malu en fixant la date des premiers scrutins au-delà du 30 juin 2006. Ce qui selon eux, expose le pays à un vide institutionnel et juridique aux conséquences incalculables. Ils font un rapprochement entre la déclaration faite le 30 avril dernier par le président de la Cei à celle qu’il fit en janvier 2005 et qui occasionna des pertes en vies humaines qu’on aurait pu éviter.

« Cette décision unilatérale de prolongation d’une transition qui, politiquement ne repose sur rien au 30 juin 2006, est en porte à faux avec toutes les autres déclarations faites par le général major Joseph Kabila et le président de la commission européenne M.Barroso, qui attirant l’attention sur la nécessité d’installer les institutions élues au plus tard le 30 juin 2006, avaient de façon péremptoire déclaré qu’aucune autorité congolaise ne serait légitime si d’aventure les élections ne se tenaient avant cette date », ont conclu Joseph Olenghankoy, Me Nlandu Mpolo Nene Marie-Thérèse, Me Bonioma Kalokola, Roger Lumbala, Mboso N’Kodia Puanza, Joans Mukamba Kadiata Nzemba, Likulia Bolongo, Gérard Kamanda wa Kamanda, Dr Mbuyi Kalala Alafuele, Mobutu Nzanga, Mme Justine Kasa-Vubu

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