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Christine et Karl Shuller vivent au Congo, un pays marqué par dix ans de guerre. Malgré le danger, ils n’ont jamais quitté Bukavu, en bordure du lac Kiwu, qui marque la frontière avec le Rwanda.
Depuis le génocide des Tutsis au Rwanda, en 1994, et le repli ces miliciens et de l’armée hutue dans l’Est du Congo, la région n’a jamais connu la paix. Si Christine et Karl ont choisi de rester dans ce chaos, c’est parce qu’ils mènent un combat pour la vie : Christine tente de prendre en charge les milliers de femmes violées qu’elle a recensées dans la région et Karl se bat pour la préservation des gorilles des plaines orientales aujourd’hui en voie d’extinction.
Karl Shuller est Suisse Allemand, il est arrivé dans le Kiwu en 1983. Il avait 28 ans. Il est resté par amour de l’Afrique et de Christine, la fille d’Adrien Deschryver, un planteur belge qui fonda le parc de Kahuzi-Biega dans les années 70.
« Nous avons enregistré près de 10 000 cas de viols, affirme Christine. Les victimes sont âgées de 18 mois à 84 ans. On y dénombre des viols rituels. Violer des bébés ou de très vieilles femmes donnerait des forces surnaturelles…C’est un véritable fléau, une arme de destruction massive contre les populations de la République Démocratique du Congo », affirme Christine. « Avec le sida, nous assistons à la création d’une bombe à retardement…Je me dis toujours que c’est l’enfer au paradis et que si le diable est descendu sur terre, il a commencé par chez nous » ajoute-t-elle.
Un film qui dénonce les massacres qui se perpétuent dans une guerre oubliée de la communauté internationale.
