Règlement de la question d’homonymie an faveur de l’UDPS : aller au bout de la logique 784

Kinshasa 2 avril 2006. L’opinion se réveille avec l’une des rares bonnes nouvelles de la transition. Mr Théophile MBEMBA, ministre PPRD de l’intérieur, vient de reconnaître tard la veille 1er avril, à la seule formation du Docteur Etienne Thisekedi, le nom de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), sur la liste des partis agrées, liste sur laquelle subsistait une autre UDPS fantoche dont un de hauts responsables est conseiller principal de Mr Abdoulaye Yerodia, Vice-président PPRD de la république.

Cette bonne nouvelle, loin de créer auprès du leadership du parti de Limete et de ses nombreux membres un légitime sentiment de joie a été plutôt accueillie dans une glaciale indifférence. En effet, MBEMBA s’est entêté tout au long de la transition à régler ce problème par lui délibérément crée pour amener son ancien chef à radicaliser sa position, selon les milieux proches de l’UDPS. Il s’est par contre plu à répéter, tout au long de la transition, que les différentes UDPS n’avaient qu’à trouver un arrangement à l’amiable ou à saisir les cours et tribunaux, la prérogative de mettre fin à leur question interne d’homonymie ne relevant pas de sa compétence. L’opinion s’explique mal cette « sollicitude » tardive du ministre du parti de Kabila la veille de la clôture des dépôts des candidatures et voudrait bien comprendre par quel tour de passe-passe « Théo » s’est subitement retrouvé compétent pour ne rester sur sa liste, comme par enchantement, qu’avec une seule UDPS, au détriment de celle qui vient de déclarer son soutien à la candidature de Joseph Kabila à sa propre succession.

Loin d’y voir un acte dicté par l’élémentaire bon sens, plus d’un observateur se demande plutôt si ce n’est pas encore là un geste qui intègre cette gigantesque campagne de diabolisation, déclenchée dans les puissants médias occidentaux contre la personne et le combat du Sphinx de Limete sous la dictée d’un certain commissaire européen et ses relais locaux qui ont décidé de recoloniser le Congo à travers une parodie d’élection. Ainsi ils pourront asseoir dans l’esprit de l’opinion publique occidentale cette image d’un éternel opposant boudeur et capricieux qu’ils véhiculent auprès de certains journalistes prétendus experts du Congo, à la nullité pourtant renversante sur la maîtrise de l’histoire politique congolaise.

L’on peut toujours positiver et lire dans le geste du ministre de l’intérieur un signe d’apaisement et une volonté d’inclure Tshisekedi et son parti dans le processus électoral. Mais le fait que 14 jours n’aient pas suffi à ceux qui disposent à leur guise de la puissance publique et des moyens financiers de l’Etat pour déposer leurs candidatures partout au Congo, laisse peu de place, même au plus optimistes, de croire que le ministre du parti de Kabila ait vraiment voulu voir l’UDPS faire en moins de 24 heures ce qu’eux-mêmes n’ont réalisé qu’après une prolongation de 10 jours.

Il appartient donc aux animateurs de la transition et leurs parrains à faire mentir tous les observateurs d’aller jusqu’au bout de la logique et d’envoyer un signal fort et clair à l’opinion en trouvant un mécanisme d’inclusion du parti d’Etienne Tshisekedi dans le processus électoral pour garantir une sortie de transition apaisée et rassurante pour le décollage d’un Congo nouveau où il fait bon vivre pour tous.

Agir autrement, après une constitution et une loi électorale taillées sur mesure ne donnera aucune peine, même aux moins perspicaces, à saisir que tout est mis en place pour ne pas faire ombrage à un gagnant désigné d’avance dans les laboratoires méditerranéens, selon les critères de la main qui donne

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