Dans un article du journal pro-Kabila, « l’Avenir Quotidien », voici ce qui ressort de la visite au pays de Javier Solana et Noko Michel:
* « Quiconque cherche à stopper le processus en cours devra porter la responsabilité devant l’histoire », a martelé Louis Michel pour qui le processus de transition au Congo n’a pas l’alternative *
Pour sa part, Javier Solana estime que le moment est venu de redoubler d’efforts pour poursuivre le processus au lieu de vouloir l’arrêter ou de le finir dans la précipitation.
Ceux qui misaient sur Louis Michel et Javier Solana pour perpétrer tranquillement leur coup fourré au 30 juin 2005, doivent déchanter. Dire qu’ils sont fous de rage ne serait pas si exagéré que cela. Car, la bénédiction ou la caution morale qu’ils attendaient de ces deux personnalités, hauts responsables au sein de l’Union européenne, n’est pas venue. Au contraire, c’est une volée de bois verts à laquelle ils ont eu droit. Même s’ils n’ont pas été cités nommément, l’allusion est on ne peut plus claire.
Est-ce là donc ce que nous attendions du passage de ces deux sommités de la Communauté Européenne?
Franchement, moi je n’attendais rien d’eux. J’attends plus du peuple congolais lui-même, et en particulier de chacun d’entre nous.
Je vous avais déjà signalé il y a quelques semaines que cette visite était programmée suite aux tractations entre la délégation congolaise, l’ONU et l’Union Européenne en marge de la 61ème Assemblée des Nations Unies sur les Droits de l’Homme, conférence qui s’est tenue à Genève dès le 8 avril dernier. Ces tractations avaient pour but de recevoir une sorte de caution de la part des occidentaux au sujet de l’inévitable prolongation de la Transition et de son annonce officielle, annonce qui aurait dû être faite par le Secretaire Général des Nations Unies, Koffi Annan. Il était aussi question que la Communauté Internationale, par le biais de cette visite, amène le sieur Tshisekedi à renoncer aux manifestations ultérieures et à ne plus exiger la fin sinédié de la Transition.
Bref, beaucoups d’agitations autour de cette question du 30 juin 2005, une date qui sera historiquement cruciale pour notre patrie au même titre que le 30 juin 1965.
Mais je me demande si la Communauté européenne se rend compte que la donne a changé? En, effet, ils avaient l’habitude de n’avoir face à eux que leurs hommes de pailles et donc de pouvoir agir comme bon leur semblait. Mais ils ne voient pas qu’aujourd’hui, c’est un peuple uni et déterminé qui va s’emparer de la rue dès le 30 juin. Il n’y aura pas que Tshisekedi, Gizenga ou Moka, mais bien tout un peuple qui comme un seul homme s’est réveillé, s’est levé et s’est mit en marche.
Des pillages! Que nenni!!! Le pillage n’est pas la préoccupation de ce peuple qui, plus que la faim, souhaite avoir des dirigeants qui ne seront plus des prédateurs sanguinaires et tyranniques, des traitres qui se sont engraissés sur son dos.
Oh! J’entends bien ceux qui disent que je ne peux parler au nom de tout un peuple. Je les entends ceux qui disent que je ne vis pas les réalités congolaises au jour le jour. Mais une chose qu’ils ne savent pas, qu’ils font semblant d’ignorer en fait, c’est que comme vous tous Chers Compatriotes, je suis CE peuple congolais. C’est vrai, nous somme la substance, le sang du Congo et nous le démontrons par notre action présente. Je dis bien notre action, car les échanges que nous avons depuis quelques temps, échanges et réflexions sur le seul sujet du Congo, cette action est un acte patriotique et une déclaration de notre amour pour notre patrie.
Le sang des Ancêtres coules en chacun de nous et nous incite à redoubler d’effort à l’approche du 30 juin 2005, date qui sonnera le glas de cette ignominieuse transition.
Mais après??? Oui, après… Que sera le Congo dans cinq ans, dans dix ans ou dans 25 ans? Avons-nous une vision, un but, un sens, une orientation vers laquelle notre peuple doit aller?
En vérité je vous le dis, si nous n’avons pas de programme, de plan concret pour la suite, nous allons droit vers la catastrophe. Les rwandais eux ont un plan. Et ils l’ont mis en place….
