Procès Bapuwa Mwamba démarre à l’auditorat de Matete 1853

La séance d’introduction du procès de quatre meurtries présumés du journaliste Louis Bapuwa Mwamba, abattu dans sa résidence de Matete le 8 juillet 2006, a démarré dans la salle d’audiences habituelle de garnison militaire de Kinshasa/Matete située sur l’avenue de l’Emancipation n°16 du camp Riche, dans la commune de Lemba. Faute de conseils pour les quatre prévenus, la brève audience a été suspendue et renvoyée au 13 juin prochain.

Prévue pour le vendredi 1er juin dernier à 9H30, l’audience introductive au procès de quatre meurtriers présumés du journaliste indépendant Louis Bapwa Mwamba, un ancien de l’Agence congolaise de presse (ACP) et ancien collaborateur à Le Phare, a commencé à 12H20 pour terminer à 12H35. Et pour cause.

Les prévenus extraits du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK) se sont présentés devant la barre sans assistance de leurs conseils.

A l’appel de la cause inscrite sous RP 232/07 et Rmp 2235/IMK/06, la partie civile a, quant à elle, comparu assistée de par Me Mwila Kayembe, avocat aux deux barreaux de Kinshasa (Gombe et Matete).

Les brefs moments de cette audience ont été marqués uniquement par la lecture de la décision de renvoi qui met aux prises la famille Mwamba et l’auditorat militaire à sieur Vungu Mbemba Manassé, Suami Sambu, Kunku Makuala alias Sekula et Manguela Lowayi José Dieudonné alias Kuata bau. Tous les quatre prévenus sont poursuivis pour meurtre, détention illégale d’armes, association de malfaiteurs et vol à main armée. Des infractions, qui si elles se confirmaient après examen, pourraient les exposer à de peines lourdes… prévues dans le code judiciaire militaire.

En ce premier jour de l’audience, cinq témoins étaient attendus. Un seul, à savoir M. Bobo Loko, a répondu présent tandis que les autres MM Mvuluzi Mabanga, Kayemba Mpoyi, Masangu wa Ndayi et Ilunga Mpafu avaient brûlé la politesse au tribunal militaire. Des injonctions à ce sujet ont été faites par le président du tribunal, le capitaine Gaby Lukombi, au greffier sous-lieutenant Charles Muzembo afin que tout le monde soit là lors la prochaine audience du 13 juin.

Dans le même ordre, le président a promis d’écrire aux bâtonniers de deux barreaux de la ville pour qu’ils lui affectent pro deo des avocats à même de prendre la défense des prévenus.

Cela serait conforme, a dit le ministère public, non seulement à l’article 63 de la loi relative au code judiciaire militaire mais aussi à la loyauté du débat qui respecte le principe du contradictoire.

A l’issue de cette brève audience, l’assistance demeurée sur sa soif n’a même pas fait connaissance des prévenus dont l’identification n’a pas été faite.

Ce n’est qu’une partie remise.

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