La femme a une place de choix dans les medias congolais
Dans le cadre du mois de mars qui est celui consacré à la femme, nous avons choisi de vous proposer des portraits des femmes qui sont dans la vie active et exercent les métiers autrefois réservés aux hommes. Pour ce premier portrait nous vous avons été à la rencontre de Chouna Mangondo, journaliste à la chaîne nationale RTNC.
A 30 ans Chouna Mangondo est diplômée en journalisme à l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC). A la RTNC elle est dans le département culturel ou elle anime deux tranches matinales ‘’Hit du passé’’ (une tranche qui nous ramène au temps de Wendo) et ‘’Recto verso’’ (Ici, elle parle des acteurs qui ont fait du succès dans le théâtre de chez nous). Mais il faut signaler qu’elle a aussi une émission ‘’ Mémorial des stars’’ qui exprime un devoir de mémoire aux artistes qui ont dans le passé fait le bonheur et la joie du public.
CultureK : Quand avez-vous commencé à la RTNC
Chouna : C’est depuis 2000 que je suis dans la chaîne nationale.
CultureK : Comment ont été vos débuts puisque vous avez commencé jeune à la RTNC
Chouna : Je n’ai pas commencé directement à la télévision mais plutôt à la radio, ma vivacité et le travail a fait que mes chefs ont voulu que je fasse la télé.
Culturek : Que te dit ce mois qui est consacré à la femme
Chouna : Ce mois pour est la conséquence d’une lutte qui a duré longtemps dans ce monde. Ce mois nous permet de montrer aux hommes que nous sommes aussi importantes qu’eux. Aujourd’hui, la femme a droit à l’instruction comme l’homme et elle peut travailler pour nourrir sa famille.
CultureK : Vous considérez-vous comme égale à l’homme
Chouna : A cette question, je répondrai simplement que nous sommes différentes des hommes par le sexe. Dieu nous a tous doté des potentiels intellectuels qui nous permettent de remplir les mêmes fonctions que les hommes. Mais cela ne nous permet pas de prendre la place de l’homme, parce que Dieu l’a institué chef de la famille et lui devons soumission.
CultureK : Quelle côte donnerez-vous à la transition en cours ?
Chouna : 2/10. Les acteurs de la transition ont eu tout le temps pour faire preuve de leur incapacité à diriger l’Etat. Malgré le soutient de la communauté internationale qui a soutenu notre budget national, ils ont été incapables de payer les agents de l’Etat. L’exemple actuel est la grève des professeurs de l’université de Kinshasa. Ils ont préféré se remplir les poches au lieu de se soucier du bien être de la population.
CultureK : En tant que femme quelle est votre opinion par rapport aux élections à venir.
Chouna : dans l’allure où vont les choses dans notre pays, je ne suis pas sûre que ces élections aient lieu dans le délai imparti.
Les élections présidentielles doivent concerner tous les citoyens du pays et donc, il n’est pas bon d’exclure certains hommes politiques de la course à la haute magistrature.
CultureK : Votre dernier mot
Chouna : Que les femmes sachent utiliser leur tête. Ceci voudrait dire mettre nos capacités intellectuelles au profit de la société dans un monde qui connaît chaque jour des transformations.
CultureK : Nous vous remercions
Chouna : C’est moi qui vous remercie
