Le MLC vole petit à petit en éclat et ça beaucoup d’observateurs politiques le voyait venir. Le jeudi 16 mars, le président national du MLC et candidat à la présidence de la république a reçu une lettre de démission de son ministre du plan Alexis Thambwe Mwamba.
« J’ai, pour des raisons de convenance personnelles et en accord avec ma base, décidé de me présenter aux prochaines élections législatives, avec le statut de candidat indépendant. En conséquence de cette décision et par éthique politique, je me dois de remettre au Mlc mon mandat de ministre du Plan. J’adresserai ce jour, au président de la République, ma lettre de démission du gouvernement, lettre dont vous recevrez copie au cours de la journée ». Ceci est un des paragraphes de la lettre que monsieur Thambwe a adressé au président de son ex parti qu’est le MLC.
Décidément, JP Bemba n’a pas de chance dans la politique. Le vice président chargé de l’Ecofin a perdu tous ceux en qui il avait mis sa confiance. Lunda Bululu, Antoine Ghonda, José Endundo, Kimasi, Valentin Senga, Samuel Simene, Olivier Kamitatu sont ceux qui ont dit non à Bemba et qui ont changé de classe politique. Il faut noter qu’un nombre des parlementaires de ce même part ne partage plus les idées du maître et est prêt à rendre le tablier. D’aucun se pose la question de savoir pourquoi tout ce monde laisse le guide alors que les élections approchent. Qui finalement est mauvais : Bemba ou ses anciens collaborateurs ? S’il faut faire une petite réflexion, il ne serait pas correcte de dire que tout ce monde est mauvais et que seul Bemba est correcte. L’un de ceux qui ont quitté le MLC a déclaré que le président conduisait le parti comme une boutique et que seules ses idées étaient bonnes et pas celles des autres.
Et une autre question qui nous vient de l’esprit est de savoir comment Bemba va t-il dirigé le pays au cas où il serait élu président s’il n’arrive pas à mettre ses poulains d’accord. La bonne gestion commence par la base et c’est alors qu’on peut avoir des responsabilités au sommet de l’Etat.
