en prévision de différentes marches des congolais ce 30 juin tant à Bruxelles, dans plusieurs capitales du monde que dans le Congo tout entier, des délégué des associations et partis politiques des congolais de Belgique militant pour le changement , ont été reçu au ministère des affaires étrangères belge, ainsi qu’au bureau de l’ONU. Après les entretiens, un mémo a été envoyé à ces organismes. Ci dessous, l’intégralité de ce texte.
Nous, Responsables et Représentants des Associations et Partis politiques des Congolais vivant en Belgique et acquis au changement politique en RD CONGO, en application des Résolutions du Congrès Mondial des Congolais vivant à l’Etranger,
considérant la ferme volonté de notre Peuple de mettre fin au système politique « 1+4 » ;
considérant le caractère souverain et sacré de notre Peuple de se choisir librement les institutions et les dirigeants de son choix, à l’instar des autres peuples de la terre, et le caractère inaliénable et légitime du droit pour notre Peuple de manifester librement ses aspirations ;
considérant l’attitude esclavagiste et néocolonialiste de certains décideurs internationaux par rapport à notre Peuple, laquelle attitude consiste à imposer à notre Peuple un système et les dirigeants actuels décriés et désavoués par l’ensemble de notre Peuple ou d’opérer au sein du système politique actuel certains changements artificiels (modification ou élargissement dudit système pour y inclure certains dirigeants acquis au changement…) alors que notre Peuple ne veut plus entendre parler ni de ce système et des animateurs actuels de la transition, mais veut doter notre Pays d’un nouveau leadership (leadership représentatif, responsable et compétent), à partir du 1er juillet 2005, lequel leadership pourra gérer notre Pays et conduire notre Peuple aux élections libres et transparentes ;
Attirons l’attention de la Communauté Internationale sur le fait que le Congo appartient aux Congolais et n’appartient pas à une fraction d’opportunistes et d’aventuriers congolais soutenus par certains décideurs internationaux qui ont réduit notre Peuple à l’état d’esclaves, ont aggravé sa souffrance et sa misère et procèdent à son génocide et au pillage inconsidéré des richesses nationales.
Dénonçons et condamnons la haute trahison dont le Président de la République et les autres Animateurs de la transition se sont rendus coupables en faisant appel aux mercenaires (angolais, zimbabwéens, rwandais, tanzaniens…) pour museler un peuple souverain sur son territoire et réprimer dans le sang les manifestations pacifiques programmées pour le 30 Juin 2005 ;
Dénonçons et condamnons le terrorisme d’Etat, l’insécurité généralisée, les arrestations arbitraires, les détentions illégales, les tortures, les violences sexuelles sur les femmes et les jeunes filles, les traitements cruels, inhumains et dégradants ainsi que les massacres déjà en cours avec dépeçage des victimes humaines, perpétrés par ces mercenaires sur instruction des animateurs actuels de la transition ;
Exigeons de la communauté internationale la reconnaissance du droit inaliénable du peuple congolais souverain de manifester publiquement en toute liberté ses revendications, conformément à la charte des droits humains et de mettre tout en œuvre pour que ce droit soit effectif au Congo;
Demandons à la communauté internationale et à certains décideurs politiques étrangers de ne pas interférer dans la politique intérieure congolaise et laisser au peuple congolais le droit du libre choix de ses dirigeants ;
Exigeons le départ immédiat et sans condition, du territoire national, de tous les mercenaires dont la présence est dénoncée par l’ensemble de notre peuple et d’user de toutes les voies et moyens juridiques pour ce faire ;
Exigeons la démission, ce 30 juin 2005 à minuit, de l’attelage institutionnel actuel de la transition (1+4, Sénat, parlement et tous les organes d’accompagnement de la démocratie) qui n’a répondu à aucune attente du peuple, conformément à la volonté souveraine du peuple qui s’est prononcée dans ce sens à maintes reprises ;
Exigeons la fin de la transition dans sa forme actuelle et l’endossement, par la communauté internationale, d’une nouvelle légitimité reposant sur les résolutions de la CNS, ayant un nouveau leadership accepté librement par le peuple, pour mener la transition à son terme et organiser des élections démocratiques, libres et transparentes.
Fait à Bruxelles, le 29 juin 2005
