Ils étaient près de 1000 à scander le nom de Bemba comme président du Congo. Venus de partout : Belgique, Allemagne, France, Hollande,…
« Bemba, président ! Bemba, président ! » Ils étaient près de 1000, selon les organisateurs, 500, selon la police, a crié ce slogan a tue tête. Ils sont venus de toutes les villes de la Belgique et des pays limitrophes : Bruxelles, Liège, Namur, Louvain La Neuve, Anvers, Hollande, Allemagne, France…
Ils, ce sont les Congolais vivant à l’Etranger. Ils sont soucieux du devenir de leur pays d’origine. C’est ainsi qu’ils ont répondu présent le samedi 8 octobre dernier, pour une marche pacifique. Appuyé par l’Union pour la Nation, cette marche avait pour but de dénoncer le complot qui voudrait faire de Kabila Kabange, président au second tour des présidentielles au Congo Kinshasa.
« Mettons les défauts de Bemba de côté, car il est humain, évitons d’abord l’élection d’un Etranger (ndlr : Kabila Kabange), à la tête de notre pays », nous confie un des manifestants. Les organisateurs avaient pour but de donner un signal fort à la communauté Internationale en général, aux belges en particulier, au sujet de la situation qui prévaut actuellement en République démocratique du Congo.
Le cortège est parti de la Porte de Namur. Sous escorte de la Police bruxelloise, la foule s’est dirigé vers l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, avant de foncer sur la rue Belliard. Le point de ralliement était le Rond Point Schuman, où le public a assisté au discours en direct du « président » Jean Pierre Bemba, via Internet.
Au tout début de la manifestation, des prokabilistes ont voulu dénoncer une campagne frauduleuse contre leur candidat. Un bagarre a été évité de justesse par les forces de l’ordre, appuyées par les organisateurs de la manifestation.
On notera aussi la présence de Boketsu Ier, artiste congolais vivant en Belgique. Il a agrémenté la fin de la manifestation. Il explique sa participation par « la volonté de contrecarrer ses compères musiciens qui se sont lancés dans des campagnes électorales, sans tenir compte de la volonté du peuple ».
Satisfaits de ce qui s’est passé, les organisateurs pensent avoir lancé un cri à la Communauté Internationale, pour que la question du Congo revienne sur l’échiquier international.
