Lettre de GIZENGA à Kabila la verité du PALU… 1317

Suite à la publication de la « lettre de gizenga à Kabila » le représentant du PALU pour le bénélux nous a fait parvenir ce droit de reponse dans lequel il nie tout en bloc et démontre que le courrier en question est un faux; Son parti n’ayant jamais réclamé des sous à joseph kabila pour battre campagne.

En réponse au document rendu public par l’APARECO :
Le PALU pour une responsabilité et une éthique politiques en RDCongo

Ayant découvert avec stupéfaction le document rendu public le 6 octobre par l’APARECO sur son site http://www.aparecordc.org, repris notamment sur le site www.congotribune.com en date du 7 octobre 2006, et sans interférer sur l’action judiciaire qui va être initiée incessamment par le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) à Kinshasa, nommément mis en cause, notre Représentation Extérieure porte à la connaissance de l’opinion les considérations suivantes.

1. Le document attribué au Secrétaire général du PALU est faux, calomnieux et découle d’un manque flagrant d’éthique.

1.1. D’emblée, à y regarder de près, la typographie de la prétendue lettre du PALU au Président de la République traduit un montage grossier où l’en-tête du PALU et la partie de la signature semblent opposés au corps du texte, révélant ainsi les limites d’une mise en scène précipitée. Nous soutenons qu’il s’agit là d’une pratique frauduleuse qui mérite que l’on s’y penche via la justice afin d’établir les responsabilités.

1.2. Le chapeau de l’APARECO qui, par le Cabinet du Président National (!), introduit le document attribué au PALU, est erroné, car il attribue à la Déclaration politique du PALU du 13/09/2006 des phrases qui n’y sont pas contenues. En effet, on peut lire de la part de l’APARECO ce qui suit : « Ainsi, le PALU ne donnera pas un mot d’ordre pour soutenir tel ou tel candidat, et attendra seulement pour négocier avec la gagnant du second tour (sic) pour la formation de la majorité parlementaire et la désignation du Premier ministre (…) ». Voici plutôt ce que dit le PALU en date du 13 septembre dans un document accessible par Internet sur plusieurs sites : « En ce qui concerne l’attitude à tenir au deuxième tour de la présidentielle et les positions à prendre pour la participation au Parlement et au gouvernement, le parti va se déterminer en tenant compte des considérations suivantes : 1°) les valeurs idéologiques du Parti (unité du pays, souveraineté du Peuple, intégrité, amour de la patrie, justice sociale et solidarité) ; 2°) l’élaboration des axes essentiels d’un programme commun de gouvernement ; 3°) les intérêts réels et légitimes du parti et du Peuple ; 4°) les données de la situation (résultats électoraux et position politico-stratégique du Parti dans la configuration politique de l’heure). »

Déformer aussi complètement le sens des propos d’un interlocuteur découle soit d’un déficit intellectuel soit d’une mauvaise foi qui rappelle un passé que l’on veut révolu. Les lecteurs intéressés pourraient utilement rechercher la Déclaration politique du PALU sur le net (voir livraison de plusieurs sites en date du 14 septembre) et se rendraient vite compte de l’intention malveillante du fameux Cabinet APARECO.

1.3. Le contenu de la prétendue lettre attribuée au Secrétaire Général, Chef du PALU, est lui aussi faux. En effet, les lettres officielles, sans aucun numéro de référence, ne sont pas le lot de la Direction du PALU. Bien plus, écrire à « Monsieur le Président de la République », sans adresse du destinataire, ne nous caractérise nullement. Plus fondamentalement, on utilise un argumentaire boiteux, en commençant par faire dire à M. Gizenga : « en rapport avec notre entretien qui a abouti à une alliance concrète au sein de l’AMP » (sic). Il y a ici à la fois un problème de phraséologie incorrecte et aussi une question d’interprétation politique qu’on ne peut en aucune manière imputer au PALU. Comme d’aucuns le savent, c’est plutôt le 30 septembre que le PALU a signé publiquement un Protocole d’accord avec l’AMP qui consacre clairement une « coalition politique » entre les deux parties. De ce fait, nul ne peut affirmer que le PALU se soit fondu dans l’AMP et vice-versa. Bien plus, de quelles « stratégies globales » (objet de la fameuse lettre) parle-t-on, en alignant des numéros reprenant, avec un style péremptoire et abrupt, des demandes simplistes, bien loin de constituer des stratégies. Qui, de bonne foi, peut penser que le PALU sollicite par avance des moyens lui permettant de battre campagne… pour venir signer, plusieurs jours après, un protocole d’accord de coalition ? Qui peut imaginer que le PALU conseille de museler tant la CEI que les adversaires politiques (candidats malheureux, sic), alors que quelques jours plus tard, lors du discours solennel de M. Gizenga le jour de la signature du protocole d’accord, il affirme le contraire en préconisant que « cette coalition n’a pas pour objectif de diviser le peuple congolais ni d’installer une conflictualité quelconque entre les groupes politiques congolais. » ? Et il ajoute on ne peut plus clairement : « Elle organise simplement le déroulement serein du jeu démocratique, basé sur la présence simultanée et normale d’une majorité et d’une minorité après les élections. La majorité va gouverner tandis que la minorité va critiquer de manière constructive. Cette dernière devra être respectée et écoutée.»

2. Cela étant, au moment où le PALU s’engage à restaurer la bonne gouvernance et l’intégrité politique, l’APARECO et sans doute les autres formations de ce genre, viennent remettre sur la scène congolaise des pratiques malhonnêtes d’un passé malheureux, au regard duquel leurs animateurs ont à rougir. Le PALU, et sans doute avec lui nombre d’acteurs politiques responsables, ne sont pas disposés à suivre une éthique politique boiteuse pour conquérir le pouvoir politique dans notre pays.

De ce qui précède, et sans chercher à verser dans la polémique et l’amalgame, le PALU entend prendre ses responsabilités. Depuis sa création le 22 août 1964, le PALU, né de la confiscation du pouvoir par les ennemis de la Nation congolaise, s’est toujours battu pour le retour de la légitimité du pouvoir au Congo-Kinshasa, et ce par la voie des urnes. Il est resté conforme à cette logique, n’en déplaisent à ceux qui cherchent un combat déloyal et sournois pour y parvenir.

En total accord avec notre Direction politique et les différentes structures de notre Parti, nous désapprouvons formellement cette basse pratique de faux et usage de faux, avec toute la cohorte d’amalgame qui s’ensuit. Ce faisant, il y a manifestement là, dans le chef du fameux Cabinet APARECO et de ses acolytes, une intention résolue de nuire qui ne les honore nullement.

Pour le Parti Lumumbiste Unifié,
La Représentation Permanente pour le BENELUX

Jean-Claude Mashini
Représentant Permanent

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