Ce lundi, les partisans des négociations ont marché à Kinshasa pour faire une fois de plus entendre leur voix. Cette fois-ci, c’était pour faire comprendre à la mission du conseil de sécurité à Kinshasa que le peuple veut des négociations avant les élections. Après des séances de travail avec l’espace présidentiel, le conseil de sécurité a déclaré par la bouche du chef de mission Jean-Marc de la Sablière que le 30 juillet restait la date du premier tour des élections en république démocratique du Congo. Le conseil de sécurité des nations unies séjourne à Kinshasa depuis le samedi dernier pour voir comment évolue la préparation des élections dans notre pays.
Les congolais ne sont plus à l’heure où toute parole prononcée par ceux qui ne comprennent pas les réalités de notre pays serait considérée comme parole d’évangile. Comme tout peuple éduqué et pacifique, une marche contre les « élections sans concertations » a été organisée et le conseil de sécurité s’est rendu compte de la volonté du peuple. S’il est vrai que ceux qui sont au pouvoir sont là pour le peuple, il n’y a aucun mal qu’ils se mettent autour d’une table avec leurs frères pour parler des affaires du pays. Pour ne pas être contre ce que veut le peuple, le discours l’ambassadeur français auprès de l’ONU Jean-Marc de la Sablière a changé son discours avant de prendre son avion. Il a émis le souhait de voir les congolais se mettre ensemble pour discuter mais que la date du 30 juillet reste maintenue pour le premier tour des élections. 3 vice-présidents sur 4 veulent des concertations avant les élections ; Jean pierre Bemba, Zahidi Ngoma et Ruberwa soutiennent la théorie des négociations.
Un seul donc Yerodia ne veut pas entendre parler des concertations. Et à ça il faut ajouter le président de la république. Ceci laisse à comprendre que seul le PPRD ne veut pas des négociations. La république démocratique du Congo est prise en otage par un parti politique qui ne pense qu’au pouvoir et toujours de façon obscure. Pourquoi Kabila refuserait des concertations s’il est vraiment congolais car cette rencontre permettrait aux fils du pays de parler de l’avenir de celui-ci. Pourquoi refuserait-il des concertations alors qu’il est le candidat le plus populaire du pays selon Vital Kamere. Ils savent qu’ils ont volé le pouvoir au peuple congolais et ont peur que celui-ci le récupère. La population congolaise est fatiguée de voir les mêmes têtes au pouvoir et surtout que depuis Kabila est rien n’a été fait.
L’opposition, la vraie a promis des marches avec ou sans consentement des autorités provinciales. Ce qui est triste, c’est de voir comment la police nationale déploie des policiers lorsqu’il y a marche de l’opposition. Nous avons vu que le nombre des policiers était nettement insignifiant lorsqu’il s’agit d’une marche de soutien à Kabila. Et les policiers qui encadrent ceux qui marchent pour le président de la république sont les plus gentils policiers du monde. Lorsque l’opposition marche, il y a toujours eu des morts, des blessés, des battus et ces personnes qui perdent la vie ou qui sont blessées et battues ne sont-ils pas congolais. Pour le régime en place n’est congolais et a droit au respect des policiers que celui qui se range derrière Kabila. Seulement le président de la république oublie que tout le monde ne peut pas faire partie du PPRD et que même le fils de Dieu n’avait toujours pas des gens qui partageaient les mêmes opinions que lui. Est-il plus intelligent que tout un peuple ?
Nous avons vu partout en Afrique que les plus grandes dictatures ont acceptée des négociations pour le souci du bien être de la population. Et ceux qui n’ont pas voulu entendre la voix du peuple sont morts comme personne n’ignore. Le PPRD n’a rien à perdre des concertations entre congolais pour trouver un compromis à la crise. Nous appelons donc le président Kabila est toute sa bande à faire comme Jean-Marc de la Sablière accepter les négociations avant les élections sinon, il va hériter d’un pays qui sera toujours instable.
