« Si on n’a pas de Constitution, je ne vois pas par quelle magie on va organiser un référendum constitutionnel ». Quand nous traitons les parlementaires de « per diemiste », d’aucun ont tendance à penser que nous exagérons.
Ce credo est répété par l’abbé Malu Malu depuis que la transition est à mi-parcours. Il se plaint de n’avoir toujours pas de loi électorale. La loi instituant la commission qu’il préside n’a été votée qu’à la fin de l’année passée. Mais que font le sénat et le parlement ?
L’abbé Malu Malu est le seul qui communique avec le peuple. Ce qu’il dit ne plait toujours pas, mais il prend le courage de nous le dire. Une analyse froide de ses propos nous conduit à la conclusion que le parlement et le sénat sont à la base du retard pris par le processus électoral.
En effet c’est eux qui doivent voter la constitution, les lois électorales… Or depuis 2 ans bientôt qu’ils sont là, ces honorables ne font que trainer des pieds pour uneraison ou une autre. Choisissant de faire de l’intellectualisme sans tenir compte des aspirations du peuple.
Il est vrai que 1+4 = Monstre à 5 têtes est responsable de l’échec de la transition, mais n’oublions jamais qu’il a été lourdement aidé par le parlement et le sénat « per diemiste ». Les parlementaire ne se soucie que de leur traitement, et de leur per diem. N’oubliez pas que dès le début de la transition ils ont fait une grève de près de 6 mois parce que leur budget de fonctionnement était insuffisant.
Le senateur et parlementaire sont pour la majorité à vendre. Ils ne sont pas là pour faireréussir la transition, mais ils sont là pour se remplir les poches au maximum. Ils ont donc intérêt que la transition dure le plus longtemps possible.
Ce genre de comportement éalheureusement n’est pas nouveau. La CNS a connu ça, dès qu’elle s’est transformé en HCR-PT, le per diem est devenu la raison d’être des réunions des commission et de l’assemblée. Résultat le pays a traversé une très grande crise politique quinous a amené jusqu’à l’avénement de l’AFDL.
Le 30 juin 2005, en fermant la parenthèse ouverte en 1997 par l’AFDL nous ne devrions pas oublié de prendre des mesures draconnienne pour éviter que le HCR-PT ne nous ramène dans ses débat incompréhensible à dessein pour tirer en longueur la transition.
Personnellement et c’est mon avis, je crois que nous pouvons, nous devons nous passer d’un parlement pendant cette nouvelle transition. Le gouvernement devra gérer tout seul et nous amené dans un delais de maximum 6 mois aux élections et 9 mois à la fin de la transition.
Les lois existent déjà, les projets de constitution existent déjà. Installé un régime parlementaire pendant la transition ne sert à rien. L’expérience nous montre même que c’est contre productif. Le parlement étant une assemblée souveraine, ses membres doivent impérativement avoir un mandat directe du pueple, et donc savoir qu’ils risquent une sanction en cas de defaillance dans leur mission.
Installé des individus comme parlémentaire suite à une négociation ou un coup de force, ou encore une révolution n’est pas très malin. On s’expose à un danger absolu de confiscation de pouvoir par ces individus. Acheter le vote d’un parlémentaire dans la crise que traverse notre pays ne coûte pas cher. Si quelqu’un ou un groupe d’individus mettent en jeu un montant de 100.000$, ils peuvent faire passer les lois qui leur plaisent. Dans une periode de transition cela est très dangereux car le pays est faible.
Le Congo d’aujourd’hui, l’echec de la transition actuelle est le résultat de cette lourdeur. Pas de parlement ni de sénat dans la dernière ligne droite de la transition actuelle. Rendez-vous tout le monde aux élections.
