Cette phrase lancée au stade un jour par le général Mobutu n’a malheureusement pas été comprise comme elle le méritait par les paisibles zaïrois. Si cela avait été le cas, nous n’aurions pas vécu presque 40 ans avec Mobutu et son régime , ensuite 3 ans de cauchemar Kabiliste et 4 ans de Junior et son 1+4.
L’individu d’abord l’état après. L’état est un outil que les hommes mettent en place pour qu’il puisse les aider à résoudre les conflits, leur offrir la sécurité… L’état n’a pas tous les droits et les citoyens tous les devoirs. L’individu n’a pas que des devoirs vis-à-vis de l’état, il a aussi des droits.
Depuis les 120 ans que les indigènes congolais ont été obligé de rejoindre l’échiquier mondial, ils sont passés d’esclave de l’état (travaux forcés), à des sous hommes dans leur propre pays (apartheid colonial), pour finir à l’indépendance comme un peuple opprimé par un pouvoir injuste et oppresseur, qui l’a ténu dans l’obscurité tout le temps sans jamais s’intéresser à lui.
Il faudrait que cela cesse un jour. Personne n’a le pouvoir de faire cesser cela sauf la victime, càd le congolais. Et pour ce faire il faut que chacun de nous dans sa tête renverse la hiérarchie. Nous devons cesser de penser que l’autorité politique est notre chef. Ce n’est pas lui qui doit nous dire comment vivre, quoi faire et quand le faire. Il faut que nous comprenions que les autorités sont à notre service. Même si nous ne les avons pas élus ou choisis, ils sont tenus à faire notre volonté. Nous ne devons pas compter sur leur bonne volonté.
La bonne volonté dans ce genre de situation est toujours motivée par la peur des réactions négative, ou de l’affrontement avec le souverain primaire, nous le peuple. Le cauchemar du chef c’est la désobéissance civile. Il faut que nous sachions que cette arme est une bombe atomique, que nous seul citoyen pouvons déclencher et à tout moment. Aucune parade n’est possible à cette arme là. Prenez les cas de la Yougoslavie, l’Ukraine, la Russie, la Roumanie…
Nous devons arrêter avec le laxisme. Nous sommes les premiers gardiens de nos libertés et droits. Si nous confions la défense de notre liberté à quelqu’un d’autre, il ne faut pas nous étonner qu’il cherche à nous la confisquer. Le changement que nous espérons n’est pas une génération spontanée. Il ne vient pas de lui-même, nous devons commencer par changer nous même. Nous devons cesser d’être complice de nos oppresseurs par notre manque de réaction face à leurs violations de nos droits. Nous devons cesser de garder nos revendications pour nous au nom de la paix sociale.
Le fonctionnaire qui par révolte contre le système de corruption mis en place par ses chefs, cautionne la corruption, bloque les dossiers ou fait mal son travail doit savoir qu’il ne contribue pas à résoudre le problème, mais il aggrave la situation pour tout le monde. La meilleure façon d’agir, la manière constructive c’est la dénonciation du système, l’accumulation des preuves afin de compromettre les responsables. CultureK met ses pages à la disposition de tous ceux qui ont quelques choses à dire. Nous nous chargerons de faire éclater le scandale, et garantissons l’anonymat à l’auteur.
Il faut arrêter avec les « TIKA KAKA » (laisse tomber), cette attitude a un effet nocif sur notre société effet quasi diabolique. Cette attitude est injuste, elle oblige la victime à renoncer à la réparation qu’il mérite sans procès ni amendement de la part du coupable souvent même à l’insu du coupable. Il faut bannir « TIKA KAKA » de notre langage à jamais. Chaque action doit induire la réaction appropriée. Si nous sommes injustes envers nous même, pourquoi voulez-vous que notre société ou l’état soit juste envers nous ? Comment voulez-vous que le juge rende justice si on ne se plaint pas ?
