vendredi 25 mai 2007, NUMERO
La ville province Kinshasa est présentement en proie à des combats entre quartiers qui prennent une ampleur inquiétante. Au départ, à l’époque des » Bils « , des rixes entre gangs qui se formaient dans la cité empoisonnaient la vie des habitants des communes les plus mouvementées comme Matete, N’Djili, Ngiri-ngiri et le quartier Kingabwa dans la commune de Limete. Mais depuis un certain temps, des bagarres rangées sont observées dans des communes naguère calmes telles que Ngaliema, Mont-Ngafula et même la Gombe. Pour un motif parfois banal qui va d’une dispute entre écoliers à une histoire sentimentale autour d’une fille convoitée par un garçon venant d’un autre quartier, des véritables bagarres surgissent entre deux ou trois concurrents. Par solidarité, les amis de l’ami s’associent contre l’adversaire de l’ami qui voit à son tour les siens le soutenir dans le combat.
A l’origine de ces combats, la victime solitaire est pris en sandwich par un groupe coalisé qui lui donne une correction souvent dans un quartier plus ou moins éloigné du sien. Aussitôt rentré dans son fief cette victime constitue à son tour un groupe qui va à l’assaut du premier groupe. Par effets d’entraînement, une dispute née autour de deux personnes touche tout de suite des quartiers voisins qui s’opposent violemment les uns contre les autres. Il en résulte des casses et une réelle insécurité qui tient en respect les jeunes de tous âges et sexes localisés dans des quartiers adverses à ne plus franchir les frontières des autres quartiers habités par les autres jeunes avec lesquels ils sont en conflit.
Parfois, les combats sont si violents que la police est obligée d’intervenir pour rétablir l’ordre que les parents sont souvent incapables de faire régner par des simples conseils. C’est le cas de la situation vécue dernièrement par les habitants de la cité Pumbu et du quartier Dumez dans la commune de Mont-Ngafula. Un jeune garçon du premier quartier tombé amoureux d’une fille qui habite le second quartier a été attaqué par une bande de garçons identifiés du quartier Dumez apparemment vexés par la relation entre la fille de leur quartier avec cet intrus.
La riposte venue d’en face a été disproportionnée et d’une violence qui a fait recours à des armes blanches et autres projectiles létaux et non létaux dévastateurs qui ont fait fuir des populations entières de leurs domiciles respectifs. Alertée par les cris de détresse des habitants de Dumez, la police a dû intervenir. Cette nouvelle forme d’une insécurité de proximité est un fléau que l’autorité urbaine doit combattre avec la dernière énergie. Elle interdit aux populations affectées de faire tout mouvement et même certains élèves d’aller à l’école.
Le ministre Godard Motemona chargé de la Fonction publique, Sécurité et Décentralisation dans le gouvernement de la ville de Kinshasa a du pain sur la planche.
Les combats entre quartiers gagnent Kinshasa
vendredi 25 mai 2007, NUMERO
La ville province Kinshasa est présentement en proie à des combats entre quartiers qui prennent une ampleur inquiétante. Au départ, à l’époque des » Bils « , des rixes entre gangs qui se formaient dans la cité empoisonnaient la vie des habitants des communes les plus mouvementées comme Matete, N’Djili, Ngiri-ngiri et le quartier Kingabwa dans la commune de Limete. Mais depuis un certain temps, des bagarres rangées sont observées dans des communes naguère calmes telles que Ngaliema, Mont-Ngafula et même la Gombe. Pour un motif parfois banal qui va d’une dispute entre écoliers à une histoire sentimentale autour d’une fille convoitée par un garçon venant d’un autre quartier, des véritables bagarres surgissent entre deux ou trois concurrents. Par solidarité, les amis de l’ami s’associent contre l’adversaire de l’ami qui voit à son tour les siens le soutenir dans le combat.
A l’origine de ces combats, la victime solitaire est pris en sandwich par un groupe coalisé qui lui donne une correction souvent dans un quartier plus ou moins éloigné du sien. Aussitôt rentré dans son fief cette victime constitue à son tour un groupe qui va à l’assaut du premier groupe. Par effets d’entraînement, une dispute née autour de deux personnes touche tout de suite des quartiers voisins qui s’opposent violemment les uns contre les autres. Il en résulte des casses et une réelle insécurité qui tient en respect les jeunes de tous âges et sexes localisés dans des quartiers adverses à ne plus franchir les frontières des autres quartiers habités par les autres jeunes avec lesquels ils sont en conflit.
Parfois, les combats sont si violents que la police est obligée d’intervenir pour rétablir l’ordre que les parents sont souvent incapables de faire régner par des simples conseils. C’est le cas de la situation vécue dernièrement par les habitants de la cité Pumbu et du quartier Dumez dans la commune de Mont-Ngafula. Un jeune garçon du premier quartier tombé amoureux d’une fille qui habite le second quartier a été attaqué par une bande de garçons identifiés du quartier Dumez apparemment vexés par la relation entre la fille de leur quartier avec cet intrus.
La riposte venue d’en face a été disproportionnée et d’une violence qui a fait recours à des armes blanches et autres projectiles létaux et non létaux dévastateurs qui ont fait fuir des populations entières de leurs domiciles respectifs. Alertée par les cris de détresse des habitants de Dumez, la police a dû intervenir. Cette nouvelle forme d’une insécurité de proximité est un fléau que l’autorité urbaine doit combattre avec la dernière énergie. Elle interdit aux populations affectées de faire tout mouvement et même certains élèves d’aller à l’école.
Le ministre Godard Motemona chargé de la Fonction publique, Sécurité et Décentralisation dans le gouvernement de la ville de Kinshasa a du pain sur la planche.
