Les chefs coutumiers escrocs 1624

L’état de droit impose le respect de la propriété privée. L’état de droit exige la punition de tous ceux qui ne respectent pas la loi. L’état de droit enfin protège les victimes de toutes formes d’escroquerie. Les chefs coutumiers (propriétaires des terres selon le droit coutumier) sont les seuls habilités à en ceder la propriété à autrui. Dans le temps ces transactions se faisaient selon des rites bien codifiés et n’avaient pas pour objectif l’enrichissement du chef. La colonisation passa par là, les blancs passerrent par là avec leurs traditions differentes des nôtres. Aujourd’hui derive, les chefs coutumier vendent les terres ancestrales à autrui. Malheureusement la terre ne pousse pas, quand tu l’as vendu elle ne t’appartient plus. Voilà que nos chers depositaires du droit coutumier font du poto poto, et jonglent avec le droit et la coutume selon leurs intérêts. D’où le phénomène decrit ci-dessous… Comment en sortir?

Les chefs coutumiers Teke Humbu vendent des terrains pour lesquels ils auraient déjà empoché l’argent. La ville de Kinshasa avant qu’elle ne soit lotie appartenait aux tribus Teke et Humbu. Avant d’acheter un terrain dans la ville de Kinshasa, il faut aller d’abord chez les chefs coutumiers propriétaires des terres avant de se rendre à la commune pour confirmation de l’achat. Depuis 1960 année de l’indépendance de la république démocratique du Congo, les chefs coutumiers ont vendu tous les terrains qui leurs appartenaient et la crise faisant, ils revendent à nouveau les terrains déjà achetés. Les quartiers les plus touchés sont ceux de Mpasa (1 et 2) et celui de Mikonga.
La commune de la N’sele dans la capitale est le théâtre des escroqueries que ne cessent de faire ces hommes qui ont été investi du pouvoir coutumier. Lorsqu’une personne achète une parcelle et que pendant un moment elle ne construit pas, le chef coutumier revend le même terrain à un autre. Le même terrain peut donc ainsi être vendu à plus de 10 personnes différentes.
Des nombreuses plaintes ont été déposé auprès du bourgmestre de la commune de la N’sele. Sans honte ni gène, les chefs coutumiers affirment qu’ils ont le droit de vendre un terrain même s’il ne leur appartient plus.
Les victimes veulent voir l’Etat condamner ces faits puisque personne n’est au-dessus de la loi. La propriété privée doit être respectée par tous, sinon point de développement possible. Très souvent quand il arrive qu’un chef coutumier est reconnu coupable d’avoir vendu un terrain à plus d’une personne donc condamnable, il trouve refuge dans la commune voisine de Maluku.
Aucun chef coutumier jusque là n’a été arrêté pour avoir commis cet acte même si celui-ci est identifié. La population de la commune de N’sele voudrait que justice soit faite et que la loi punisse toute personne qui la transgresse quelque soit son rang. La troisième république est celle d’un Etat de droit, prétend-on. La justice ne peut pas laisser en liberté les escrocs qui appauvrissent les paisibles citoyens qui n’ont déjà pas de salaire et qui attendent avec impatience « Mbudi »(accords signés entre l’état et les fonctionaires pour une augmentation de leur niveau de vie, mais dont on attend toujours l’application).

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