Le whisky en sachet a envahi la ville. Inspiré de l' »eau pure » (vente de l’eau en sachet), des libanais ont eu l’idée de lancer la commercialisation de petite dose en sachet de whisky pure. Quand on sait le taux d’alcool contenu dans le whisky, on imagine bien le degat que causer une telle liqueur. De plus le prix de vente est tellement bas, 50Fc soit moins de 10eurocents, que même les gosses de l’école primaire peuvent s’en procurer. Et ils ne s’en privent pas… Y a-t-il quelqu’un qui se soucie de la santé de ce peuple?
Les libanais oeuvrant en république démocratique du Congo ont mis sur le marché des Whisky en sachet vendu à 50 Fc. Tout congolais quelque soit son rang social peut s’acheter ce petit sachet. Les grands consommateurs restent les enfants de la rue, les receveurs des bus, et tous ceux qui aiment les fortes sensations. Ces Whisky de mauvaise qualité porte plusieurs inscriptions sur son emballage : Café rum, Johny Walker, Pastis, Boss, JB…ceux qui consomment ces produits ont l’impression de prendre le vrai whisky et s’enivrent tous les jours.
Le gouvernement doit interdire la vente de ces produits parce que la jeunesse congolaise ne jure plus que sur ces Whisky. L’argument donné par les jeunes que nous avons rencontré est que la bière coûte énormément cher et que l’on ne peut pas s’enivrer avec une seule bouteille. Ils trouvent par contre ces petits sachets de whisky très pratique dans la mesure où lorsque l’on consomme deux sachets, la vision du monde change.
Les chauffeurs des bus et taxi bus de la ville ne manque plus ces sachets dans les boites à gangs de leurs véhicules. Certains conduisent avec un sachet accroché à la bouche et d’après ceux-ci, le whisky donne du courage et lutte contre la fatigue. Ils oublient qu’ils ont entre leurs mains la vie de plusieurs personnes et qu’une petite inattention causerait la mort de plusieurs personnes.
Les autorités municipales doivent se pencher sur ce problème qui parait banale mais qui au fond est un problème de société très grave. La vente de ces sachets devient inquiétant dans la mesure où, ils sont vendus devant les écoles et certains enseignant en ont trouver dans les sacs de certains élèves mineurs d’âge.
L’Office congolais de contrôle ne devait pas permettre la mise en circulation d’un tel produit qui rend toute la population dingue. La corruption étant ce qu’elle est au Congo, nous ne serons pas surpris si nous apprenons que ces commerçants libanais, qui ne pensent qu’à leur gain, aient donné des pots de vin (ou de whisky!!) pour avoir le droit de mettre leur produits sur le marché.
