Le Sud-Kivu abandonné : Mbuza Mabe et ses hommes se plaignent 57

Il se passerait des choses incroyables sur le terrain des opérations où il se rapporte que le général Mbuza Mabe et ses lieutenants auraient affirmé que les cris de détresse qu’ils auraient lancés en direction de Kinshasa seraient restés sans écho !

Un quotidien paraissant à Kinshasa a reproduit le mercredi 22 décembre un article de Syfia faisant mention du non-paiement des soldats de la 10ème région militaire du général Felix Mbuza Mabe au Sud-Kivu depuis le mois d’avril de cette année jusqu’ici. Partant ils éprouveraient beaucoup de difficultés pour trouver de quoi manger et se voient contraints de se rabattre sur la population pour vivre.

Afin d’en avoir le coeur net, le reporter de Syfia avait contacté le général Mbuza Mabe et ses lieutenants. Ils n’avaient pas mâché leurs mots. Ils avaient reconnu que la situation était réelle et dramatique. Ils ne cessaient de téléphoner et décrire à leurs chefs hiérarchiques civils et militaires à Kinshasa, mais leurs cris de détresse sont restés sans écho.

Il se passe des choses incroyables chez nous en Rdc. On s’explique mat comment le commandement suprême des Forces armées. l’Etat-major général des Fardc. et le Ministère de la Défense nationale ne soient pas émus fragiles avec le Burundi et le Rwanda. Les soldats du Nord-Kivu, a-t-on appris dernièrement, sont aussi logés à la même enseigne que leurs compagnons d’armes du Sud-Kivu. Ils accumulent tous plusieurs mois de non-paiement de leur solde.

Quelles peuvent être la pugnacité et la capacité de résistance à l’ennemi des hommes de troupe et leurs chefs qui se sentent abandonnés, criant famine sans être entendus, contraints de rançonner la population pour avoir de quoi se mettre sous la dent? Et la population qui paye les pots cassés la mort dans là me, considère ce rançonnement corn me une tracasserie et une exploitation insupportables.

Des soldats réduits à la mendicité, la population mécontente d’être perpétuellement rançonnée. cela fait de la contrée qu’ils habitent un bouillon de culture pour l’invasion ennemie. Le danger permanent qui guette le pays de toutes parts n’autorise pas a laisser les militaires dans pareil état d’esprit

La divulgation de cette situation monde sont très étendues, est un renseignement utile qui ne peut échapper à l’attention des autres pays lointains et proches de nous. C’est ainsi que parfaitement convaincu de la faiblesse de notre capacité de défense, et de protection de nos frontières, le svelte Paul Kagame s’avise de nous envahir impunément à tout moment de son choix. Et nos jérémiades quand il tonne le confortent davantage dans son hardiesse de faire des conquêtes militaires en Rdc, soi-disant à la poursuite des Interahamwe et des ex-Far de feu Juvenal Habyarimana.

Toutefois, il y a de l’argent seulement pour payer les membres du gouvernement et du parlement, mais il n’y en a pas pour payer la solde des hommes sous les drapeaux et le salaire de misère du fonctionnaire de l’Etat. disaient ironiquement des lieutenants de Mbuza Mabe au reporter de Syfia. Mais les députés et sénateurs qui ont de l’argent pour acheter des journaux et lire ce genre d’information recueillies par la presse étrangère et reprises par des journaux. quelle est leur réaction à ce propos?

Dès qu’ils en prennent connaissance, ils doivent immédiatement interpeller les autorités responsables de l’armée à différents échelons. Même sans attendre d’être apostrophes par le parlement, le commandement suprême des Forces armées,le Ministère de la Défense, et l’Etat-major général des Fardc devraient s’empresser de répondre aux cris de détresse lancés pathétiquement par Mbuza Mabe et ses lieutenants. Leur silence est troublant et l’on peut en déduire qu’ils exposent eux-même les contrées de l’Est aux aventures de tout venant.

Tout cela est la conséquence de la répugnance des ex-belligérants à doter le pays d’un véritable armée capable de défendre le pays et de protéger ses frontières contre toute attaque extérieure, une armée d’hommes bien nourris et bien payés, mis à l’abri du besoin, Si cela était fait, il en résulterait la préoccupation patriotique de s’occuper comme il se doit du paiement régulier et du ravitaillement de ceux qui sont affectés aux frontières névralgiques en particulier et de tous les autres soldats en général.

Cela devrait être le souci majeur du Président de la République, en sa qualité de commandant suprême des Forces armées.

Son serment constitutionnel de protéger l’intégrité du territoire engage pleinement. Sur ce chapitre il n’y a pas de responsabilité partager, ni de prétexte quelconque à alléguer pour s’en dégager. A mains d’avoir opté sans le dire pour la tactique de la terre brûlé et de laisser pourrir la situation à tous les points cardinaux du pays. Cela n’en est pas moins un acte pendable. Est-ce pour se rattraper qu’on vient d’exiger de nouveau des entreprises publiques qui ne sont pas encore remises du traumatisme des audits immolateurs, la contribution à l’effort de guerre ?

Des fonds viendront sûrement parce que c’est un ordre. Mais la gestion et l’acheminement aux hommes de troupes ne sont pas garantis. Il y a des précédents fâcheux qui permettent d’en douter, connus du temps du Maréchal de Mzee. D’autant plus que les gestionnaires politiques actuels ne se sentent plus d’aplomb. Ils n’ont aucune assurance de se retrouver dans la « phase évolutive » de transition laissée échapper dernièrement par le belge Armand Decker.

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