Le Rcdn exige des concertations politiques sous l’égide du président Sassou Nguesso 928

L’idée des concertations politiques avant le 30 juin 2006 fait du chemin et tient la route du fait du nombre toujours croissant des parties congolaises qui les réclament sans cesse. Roger Lumbala y est revenu lundi en proposant la médiation du président Sassou Nguesso et la prise en charge de l’organisation par son parti, le Rcdn.

Le président du Rassemblement des Congolais démocrates et nationalistes (Rcdn) Roger Lumbala, croit dur comme fer en l’organisation des concertations politiques avant le 30 juin 2006 date constitutionnelle de la fin de la période de transition. Raison pour laquelle il avait effectué récemment un déplacement de Brazzaville où il a pu rencontrer le président de la République du Congo et président en exercice de l’Union africaine, le général Denis Sassou Nguesso.

Il y est revenu au cours d’un point de presse tenu hier lundi 29 mai au siège de son parti situé sur l’avenue Tombalbaye dans la commune de la Gombe. « Le Rcdn exige des concertations politiques de cinq jours au centre Nganda sous l’égide du président de l’Union africaine et président de la République soeur du Congo, concertations respectueuses de la liberté de chaque Composante et Entité », a déclaré Roger Lumbala. Selon lui, ces dernières sont destinées à améliorer le processus électoral en cours pour plus d’inclusivité, de crédibilité et de transparence mais également pour doter les institutions d’une nouvelle légitimité afin de gérer dans l’apaisement l’après-30 juin 2006.

Le Rcdn propose comme thème de la rencontre politique la gestion consensuelle de l’après 30 juin 2006, laquelle doit passer par la revue des problèmes de l’insécurité, du brassage de l’armée et du retard dans la mise en place des services de sécurité au niveau des directions centrales et provinciale. L’ex-entité Rcd/N se dit prête à prendre en charge les assises en cas de blocage lié aux difficultés financières.

Dans la foulée, le Rcdn met en garde tous les responsables politiques engagés dans la voie de la forfaiture pour contrer les intérêts du peuple congolais. Il appelle à une large mobilisation des forces nationalistes, démocratiques et de progrès pour barrer la route à toute tentative de résurgence d’un système de pensée unique, considérée comme cause de toutes les souffrances. Le même appel est lancé pour stopper la répression, la volonté de manipulation et de confiscation du processus électoral. C’est dans ce sens qu’il a exigé la libération des détenus politiques et d’opinion, notamment l’archibishop Kutino Fernando de l’armée de victoire de même que la mise en place d’une commission d’enquête indépendante sur l’affaire dite de 32 mercenaires. Affaire qui, selon le Rcdn, risque de ternir l’image des institutions et de leurs animateurs.

A la communauté internationale, particulièrement le Ciat, Roger Lumbala demande de rester une Eglise au milieu du village et de jouer son rôle d’arbitrage et de conciliation. Il lui demande aussi d’éviter d’opposer les Congolais les uns aux autres.

Le Rcdn est d’avis que les résolutions du Dialogue intercongolais sont, dans leur lettre et esprit, une instance d’autocritique et de refondation de l’Etat congolais. Il considère que le consensus a été érigé comme mode de décision sur toutes les questions concernant la vie nationale et que l’Accord global et inclusif signé le 17 décembre 2002 est la seule source de légitimité et de légalité durant la transition. Il dit que cet Accord arrive à terme le 30 juin 2006 et qu’au-delà, il y a risque de vide juridique. De même il laisse entendre que les textes en vigueur n’autorisent pas une prolongation de la transition qui ne soit l’expression du consensus de toute la classe politique.

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