La diffusion par une chaîne locale d’une interview accordée 9 ans plus tôt par LEON KENGO wa DONDO n’a pas laissé indifférent celui qui est apparu, ces derniers jours, comme son plus ardent défenseur, au point d’avoir même souhaité le voir briguer la magistrature suprême au nom de Renaissance Plateforme Electorale. Même s’il déplore la » manœuvre » et surtout le fait d’une rediffusion hors contexte, YESU KITENGE, dont on peut tout dire, sauf qu’il est un flatteur et courtisan, rebondit sur cet événement médiatique pour regarder le Congolais dans le blanc de l’œil et interroger sa quête d’un Etat de droit, démocratique, organisé, géré selon les règles et où l’autorité de l’Etat ne fait pas défaut. Il en découle une critique incisive, décapante et sans complaisance. Le choix des mots ne rend pas seulement compte d’une vaste culture et d’une connaissance époustouflante de ce pays et des hommes qui le font, c’est surtout un rappel à l’ordre à l’égard des leaders fabriqués et sans étoffe, et qui, pour leur malheur, sont pour l’essentiel une fabrication du colonisateur.
» Pour moi, c’est l’œuvre de « faseurs « . Des politiciens pour rire, des poids plumes pris, on ne sait pourquoi, par une peur panique.
Je considère cela comme une agression. Cependant, les vérités que contient cette interview, véritable pavé dans la mare, n’ont pas pris une seule ride.
Caillou dans la chaussure
Puisqu’il s’agit de celui dont j’ai vanté récemment atouts et qualités pour avoir suscité sa candidature à la magistrature suprême, ne puis-je pas me permettre non pas de prendre sa défense mais de faire un simple commentaire.
Kengo n’est pas candidat et malgré cela, certains le voient, le sentent partout. Je suis tenté de les comprendre, car il est comme un caillou dans leur chaussure.
Mais les cailloux dans la chaussure, ça peut faire mal, très mal.
Si la fonction primaturale était une pièce de théâtre, et qu’on demande mon appréciation sur ceux qui ont occupé le haut de la scène, mon sentiment est, sans vouloir émettre un jugement de valeur ni rapetisser personne, que Kengo serait un metteur en scène talentueux. Le public retournerait volontiers revoir sa pièce autant que possible.
Maintenant, sérieusement, dans la pratique il est évident, pour toute personne éprise de l’autorité de l’Etat et donc de sa refondation, que Kengo a fait ses preuves.
Au palmarès avec Nguz a Karl’I Bond et le regretté Mulumba Lukoji auxquels je rends hommage, Kengo était après tout, la cerise sur le gâteau « .
» Ezalaki boye te «
» Aujourd’hui, une partie de la population crie en chœur : » TANGO YA MOBUTU, EZALAKI BOYE TE » !
Ceci n’est ni une critique ni une comparaison, mais un simple constat qui peut ne pas être exact et je m’en excuse par avance.
On ne peut pas vouloir la paix et la démocratie sans Etat : savoir, pouvoir, administration, gestion, direction, autorité, puissance, ordre, sécurité, grandeur, dignité, souveraineté, indépendance…
Ceci n’est pas une exclusivité, le champ reste ouvert mais les exigences absolues du 21 ème siècle, monde dans lequel nous vivotons et d’où notre pays est absent, placent la barre très haut. C’est une époque des grands défis et exigences extrêmes voire même impitoyables : il faut être apte et en avoir maîtrisé le mode d’usage. Dans cet univers de Far West planétaire, un pays doit donc, tout en coopérant utilement avec les autres, être capable surtout de savoir se défendre et ne pas s’en remettre candidement à la protection hautement mercantile et combien gloutonne de tonton-garou ou noko-mutumbula.
Face à l’incapacité d’entendre de certains, je pense modestement pour ma part que – même là où il est – Kengo peut apporter comme beaucoup d’entre les congolais, une contribution utile sans rivalité ni compétition, sans chercher à remplacer ou à faucher « .
En attendant le 33me
Quant à l’affaire des 32, soit un par candidat ! Y aura-t-il 32 sans 33 ? Et où se cache le 33 ème.
De quoi s’agit-il exactement ? Il appartient à chacun de choisir entre épisode et péripétie. De préférer dérive poltronne à fuite en avant « .
