Le Front de libération du Congo invite le peuple congolais à faire le bon choix 250

La république démocratique du Congo est en ébullition depuis quelques semaines au sujet d’un questionnement de plus grande importance relatif à la tenue des élections au 30 juin 2005 opposé à la poursuite de l’actuelle transition.
Les congolais sont fortement départagés et une frange de la population risque d’être instrumentalisée par des politiciens véreux, partisans de la révolution à la date fatidique du 30 juin 2005.

Lorsque l’on scrute minutieusement cet imbroglio congolais, on réalise très vite que la situation actuelle est le fruit d’une mal gérance du dossier élection par plusieurs politiciens congolais toutes tendances confondues.

Le 30 juin 2003, le gouvernement d’union nationale de l’actuelle transition prenait fonction avec comme mission principale d’emmener le pays dans les 24 mois aux élections libres, transparentes, démocratiques et crédibles. En marge de cela, le gouvernement devait également réaliser au préalable les 4 autres grandes missions qu’ils se sont assignées en Afrique du sud en 2002 à savoir: La réconciliation nationale, la réunification des armées, l’intégration de la police, la consolidation du cadre macro-économique.

Il est un fait malheureux qu’à ce jour, quelques avancées tardives sont perceptibles mais pas très convaincants aux yeux de la population congolaise, de la communauté internationale et de l’opposition politique non armée et non participante au gouvernement.

Il est donc vrai que la transition accuse un réel retard organisationnel pour mener à bien les élections à la date du 30 juin 2005, mais l’honnêteté intellectuelle et le bon sens veulent que les congolais apprennent le respect des textes et des accords signés, comme modus vivendi.

Dans son article 196 , les textes de l’accord global et inclusif disent que la transition en vigueur en république démocratique du Congo court pour une durée de 24 mois depuis le 30 juin 2003 jusqu’à l’investiture du chef de l’état élu.

Mais l’alinéa 1 de ce même article 196 , précise que la transition peut être prolongé de 6 mois , une fois renouvelable , dès lors que des difficultés techniques se présentent dans le bon déroulement des élections.

Alors qu’observons nous à ce jour? Les légalistes et membres du gouvernement défendent la thèse logique de la prolongation des élections dans un cadre concerté pour permettre au pays de renouer avec des habitudes électorales.

Ce cadre de concertation devrait reconsidérer les rapports des forces au sein de la famille politique opposition politique pour permettre aux autres , membres de cette formation politique de participer à la gestion de la république jusqu’ à la tenue des élections sans que la formule actuelle de gouvernance 1+4 ne soit modifiée.

D’autres membres du gouvernement , en l’occurrence ceux du RCD plaident pour une renégociation de l’accord de sun city avant la 30 juin 2005 compte tenue des faiblesses de cet accord et ils préconisent même la mise sur pied d’un nouveau cadre constitutionnel mieux adapté au réalité du moment.

L’aile dure de l’opposition politique non armée , par la voix d’Etienne Tshisekedi , président national de l’UDPS soutient qu’au lendemain du 30 juin 2005, l’actuel gouvernement sera « caduque » et l’UDPS poursuit et plaide pour le rétablissement du cadre constitutionnel de la conférence nationale souveraine qui lui attribuait la primature de la république et à monseigneur Monsengwo le poste de président du parlement alors que le PALU de Gisenga parle du retour à la case départ en 1960, ou les Lumumbistes avaient remportés les élections législatives.

Face à ces différents tableaux, le peuple congolais qui est le souverain primaire est appelé a trancher et maintenant plus que jamais, la responsabilité des différents acteurs politiques se doit d’éclairer l’opinion tant étrangère que nationale sur les avantages et inconvénients des différents schémas de manière a éviter le chaos dans notre pays.

A ce jour, il en ressort, en toute logique, que la prolongation des élections dans un contexte de concertation demeure la voie la plus consensuelle pour éviter le désordre et permettre à la république démocratique du Congo d’aborder rapidement les échéances électorales pour le bien des congolais.

Alors , peuple congolais, mobilisons nous tous pour la tenue des élections dans notre pays dans un délais raisonnable , conformément à l’accord global et inclusif de manière à rompre à jamais avec le passé de triste mémoire ( dictature, régime auto-proclamé, autocratie monolithique, mouvements insurrectionnels et rébellions) et permettre l’éclosion d’une époque nouvelle dans notre pays, celle des élections et de la démocratie.

Notre peuple a assez souffert offrons lui un cadre ou il peut réellement s’exprimer, se développer et se promouvoir.

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