LE DIALOGUE PERMANENT (palabre africaine) ou CONCERTATION ENTRE LES ACTEURS POLITIQUES COMME GAGE D´ 1828

Au nom du Président National de l’UDPS, Mr AKA Mantsia so assistant a fait un exposé sur la necessité du dialogue ou plutot de la palabre africaine pour résoudre la crise multisectorielle qui frappe le Congo-Kinshasa. Palabre entre qui et qui? La réponse setrouve dans cet excellent document, qui malheureusement démeure un chapelet de parole ou de bonnes intentions, un peu comme les paraboles bibliques, tout le monde les connait mais personne ne les aplique vraiment… Mais cela fait toujours du bien de les entendre tous les dimanches.
Aux dernières nouvelles le président Tshisekedi, « la chance raté » (selon Louis Michel), reviendra de l’Afrique du Sud ce 31 mai. Si les rumeurs se verifient ce sera 5 jours après le retour de Jean Pierre Bemba qui lui est annoncé pour le 25 mai.
A croire que depuis l’élection de Léon Kengo wa dondo à la tête du sénat le climat politique au Congo-Kinshasa est entrain de se decrisper.
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Excellences ,

Mesdames et Messieurs,

Au nom du Président National Son Excellence TSHISEKEDI WA MULUMBA, Je salue
votre auguste Assemblée et vous remercie de l ´attention que vous voudriez bien m´accorder en vous parlant du haut de cette tribune ce qui fait le cheval de bataille de notre Parti ,UDPS et son Président National , le dialogue ou concertation entre les acteurs politiques congolais comme gage d´une paix durable et de la réconciliation nationale des filles et fils de la RDC. Mais que dire sur un tel sujet à des personnages aussi avertis que vous. Modestement, nous recourons à l’adage qui dit : « Le vin étant tiré, nous allons essayer de le boire ensemble ».

Depuis des décennies, certains écrits de l’Occident s’étaient attardés sur les causes du grand retard actuel de l’Afrique en tous les domaines : enseignement formel des sciences en dehors de la pharmacopée ; technologie d’habitat, de transport, d’habillement, de traitement d’eau potable, etc… La cause épinglée de cette situation, considérée comme un frein au progrès, fut l’égalitarisme de tous dû au solidarisme africain. Et la palabre africaine se greffe sur ce contexte social comme élément stabilisateur de la société.

Mais dans le Dictionnaire encyclopédique Alpha, volume 18, à la page 2138 de l’Edition 1983, le ou la palabre est décrit comme étant « une discussion sans fin et inutile ». Nous croyons, en ce qui nous concerne, qu’aucun Africain conscient des enjeux de sa société ne se reconnaît dans pareille définition.

Par ailleurs, poser le problème du dialogue permanent comme « moyen de résoudre efficacement les antagonismes sociaux et prévenir les tensions sociales », c’est poser en réalité le problème des relations humaines ou de la connaissance de l’homme.

Notre exposé est subdivisé en 4 points à savoir :

Fondement du principe de la palabre africaine
Difficultés de son application dans le contexte post-colonial
Sa nécessité dans le contexte actuel et les causes de sa réussite
NECESSITE DU DIALOGUE POUR LA RDC

Abordons le premier point à savoir :

I. FONDEMENT DU PRINCIPE DE LA PALABRE AFRICAINE

Comme dans la tradition sémitique, la société traditionnelle africaine était composée de villages et de clans se réclamant d’un ancêtre commun et partageant une même portion de terre, réputée « terre ancestrale » et par conséquent, patrimoine commun à défendre contre les envahisseurs extérieurs potentiels venant avec l’intention d’exproprier. Comme on peut le voir, le solidarisme africain reposait sur deux piliers essentiels : la vie et la terre.

La vie

Pour l’Africain, la vie est sacrée, à plus forte raison celle de ceux qui appartiennent à la même lignée de sang ou d’alliance. On ne peut donc y attenter en essayant de la détruire ou en portant la main sur ses possessions. Toute la communauté est, au contraire, mobilisée pour la promotion de cette vie sous toutes les formes qu’elle se présente :
intégrité personnelle, celle des enfants, autant morale que physique ; la défense des biens propres ou communs…

La terre

La vie de l’homme se passe sur la terre. Et l’homme africain sait que cette terre si vaste est répartie entre clans, tribus, ethnies et races qui ont, en commun, leur humanité. Il sait que pour vivre heureux, un lien harmonieux doit s’établir entre l’homme et son milieu. Un site sur lequel il y aurait un nombre élevé de décès pour lesquels on ne trouve aucune justification plausible, les gens le quitteraient pour s’installer sur un autre plus hospitalier.

Cette terre appartient donc au groupe qui, solidairement, doit veiller sur elle. Car c’est d’elle que l’homme tire sa subsistance. C’est elle également qui accueillera l’homme à sa mort. Chaque membre du groupe n’était donc qu’usufruitier sur la terre commune du clan, mais n’avait aucune possession de terre en particulier.

Nécessité de la palabre

Comment ces deux valeurs de la société traditionnelle ont-elles été les piliers de la palabre africaine ?

Vivre ensemble en famille, dans le clan, sur un même territoire dans la tolérance, la concorde et l’harmonie relève de l’art de vivre. Et cet art de vivre en Afrique, repose sur la palabre. Elle concernait le village ou le clan, c’est-à-dire un petit groupe de gens se côtoyant à longueur de journées, « politiquement » hiérarchisé, ayant un chef et des notables constituant le conseil du village ou du clan nommé plus tard « chefferie » et qui devait être administré au quotidien. Les hommes se connaissaient, les pièges du milieu étaient identifiés et les réactions des uns et des autres face à ces pièges connues.

Le principe de l’action du chef et des notables était qu’aucun homme ne devait être victime d’aucune situation malheureuse. Sinon, c’est tout le clan qui en pâtirait. De même, la répartition des biens devait se faire de manière telle qu’aucun homme ne se sente lésé dans sa dignité. De même que le ramassage de la manne dans la Bible ne pouvait donner plus de manne aux uns qu’aux autres. Ainsi, dans la société africaine, aucun membre du clan, même possédant plus de chèvres, de champs, de femmes ou d’enfants ne pouvait se prévaloir d’avoir gagné cette bataille là à lui tout seul sans le consentement du clan dont les prières rituelles ne demandaient que la force vitale, c’est-à-dire le renforcement de la vie et le bien-être de tous. Le devoir de partager avec d’autres s’imposait à lui. Mais nulle part, il n’est dit que les autres membres du clan devaient croiser les bras et n’attendre leur subsistance que du possédant. Bien au contraire, des proverbes soulignent fortement la nécessité pour tous de se mettre au travail de telle sorte qu’en cas d’événements heureux ou malheureux en famille, chacun participe selon ses moyens à la solution des problèmes posés par l’événement. Car aucun âge n’était considéré comme improductif.

La vie étant donc dynamique et l’homme devant s’adapter aux situations changeantes, les tensions nées de ces changements et de l’effort à faire devaient être résolues au travers de la palabre selon une procédure, à notre avis, dialectique où le premier moment était la tension ; le deuxième moment la palabre ou négation de la tension ; le troisième moment c’était la décision de conciliation d’où devait surgir un nouveau type de rapports sociaux harmonieux qui rétablissaient la cohabitation pacifique dans le clan.

La palabre s’avérait donc être un moment de responsabilité, un moment où tout le monde avait la possibilité de s’exprimer librement mais sérieusement sur tous les sujets, même ceux mettant en cause le chef lui-même, et les épouses-mères du clan étaient consultées, séance tenante, pour un avis qui devait influencer la décision finale. Les problèmes de terre avaient une telle importance que face à un enfant malade et au groupe clanique menacé par une catastrophe quelconque, la priorité était donnée au groupe ou à la terre. Car disait-on, si le problème de la terre est réglé, à supposer que l’enfant ne survive pas, la terre « sauvée » l’accueillerait. Dans le cas contraire, on n’aurait même pas où enterrer le défunt.

Pour ceux qui connaissent l’Afrique, l’enfant, pour ce qu’il représente, à savoir la perpétuation du clan, au point que celui qui mourait sans progéniture était considéré comme frappé de malédiction et, selon certaines coutumes, on décochait une flèche sur son postérieur, privilégier le groupe ou la terre par rapport à l’enfant est un sacrifice de portée divine. Mais lorsqu’en dépit de cette importance, la mise en parallèle de la survie de l’enfant et celle du groupe fait pencher la balance du côté du groupe, on peut imaginer pourquoi il y a dans nos tribunaux aujourd’hui tant de conflits de terre. Et on peut imaginer, a contrario, quelle importance revêtait le Bien commun dans le mental collectif de l’Africain. Ce système ne donnait lieu à aucun jugement injuste tel qu’on ne pouvait condamner un innocent et innocenter un coupable.

Aujourd’hui, les réminiscences de ce système se manifestent de manière épidermique dans les centres urbains lorsqu’on voit que les tribunaux de droit écrit travaillent tant dans des affaires initiées par des avocats que dans celles initiées par des chefs de quartier qui, en quelque sorte, représentent l’autorité coutumière, le quartier étant assimilé au village, au clan.

II. DIFFICULTES DE SON APPLICATION DANS LE CONTEXTE POST-COLONIAL

Nous venons de voir brièvement combien la palabre africaine avait été, depuis les temps immémoriaux, un élément de stabilisation et de paix dans la société pré-coloniale. Les valeurs qui en constituaient les piliers ont été
également évoquées.

Durant la période coloniale, le Pouvoir traditionnel avait été non seulement
maintenu, mais même renforcé. En effet, si quelqu’un récusait le jugement rendu dans le cadre du clan, le chef lui donnait feu vert pour se pourvoir en appel au niveau du tribunal coutumier de la chefferie (regroupement de plusieurs villages) où son propre chef siégeait avec d’autres chefs de la chefferie. La source du droit, c’était le droit coutumier et sa jurisprudence. Et l’Administration de la Colonie qui avait intérêt à ce que règne la paix sociale dans tout le territoire favorisait des rapports harmonieux entre elle et la chefferie. Le système de la palabre avait donc bien fonctionné.

Depuis l’Indépendance, nous avons assisté à des luttes fratricides entre membres d’un même clan pour des raisons de prestige et d’occupation du fauteuil de chef. Et le ministère de l’Intérieur est souvent intervenu en faveur des non méritants contre des méritants contribuant à saper la véritable autorité coutumière.

Cette tendance à rechercher des postes de direction pour des raisons de prestige s’est répercutée en politique. Et tout un chacun a cherché à venir au Pouvoir pour créer sa propre province afin de donner aux siens la chance d’évoluer. Et on ne pouvait envisager l’existence d’une telle région administrative sans la création d’une Université pour la promotion des siens même si les conditions d’une telle œuvre étaient loin d’être remplies et même si le problème de débouchés pour de tels cadres n’avait aucune réponse immédiate.

Alors qu’à l’époque, tout congolais et même tout Africain était partout chez lui et vaquait à ses affaires paisiblement, pour le cas du Congo-Kinshasa, les réformes politiques intervenues 3 ans avant l’Indépendance, consistant à désigner des bourgmestres autochtones ont, avec l’aide de certains agents coloniaux, réveillé des sentiments d’appartenance à telle ou telle tribu. De là naquit le sentiment du « bouc-émissaire » : si tel représentant de notre tribu n’a pas pu occuper tel poste, telle fonction d’Etat, c’est à cause de telle personne appartenant à telle tribu. Donc toute cette tribu-là est pour nous cause de malheur, il faut la chasse de chez nous en l’occurrence de notre province. Et les dictatures subséquentes ont exploité cette espèce de divisions pour se pérenniser au Pouvoir sans soulager, le moins du monde, les misères de nos peuples. Et malheureusement, quand un dictateur a l’appui de la Communauté Internationale, celle-ci ne se préoccupe pas des crimes commis par cette dictature. C’est comme si, tacitement, on lui décernait un certificat de bonne conduite pour qu’elle continue ses méfaits ; pourvu qu’elle n’arrête pas de servir les intérêts de la puissance étrangère concernée (phénomène de la guerre froide et ses conséquences).

Cet état de choses a eu notamment pour résultat la violation massive des droits de l’homme en Afrique au moment où l’Occident, après les deux guerres mondiales et les grandes crises économiques qu’il a connues au début du 20è siècle, a été amené à faire son examen de conscience pour s’apercevoir soudain que dans la griserie du progrès technique, il avait oublié celui à qui ce progrès est destiné et doit profiter et qui ne doit pas en être victime : l’homme. C’est à travers la réalisation des objectifs économiques à savoir le désir d’accroître sans cesse le rendement et la production que des ingénieurs occidentaux ont découvert que l’homme y participe, qu’il est un des facteurs du rendement et que la « productivité » est un complexe dans lequel l’état d’esprit du travailleur, l’ambiance psychologique du groupe de travail, les relations avec la clientèle ont autant d’importance que l’organisation technique. Il y eut donc deux aspects dans cette démarche : le « human engineering » consistant à adapter la machine à l’homme pour faciliter le rendement et le « public-relation » consistant à améliorer les rapports dans le groupe de travail et entre l’entreprise et la clientèle pour augmenter la production et en faciliter l’écoulement.

On découvrit ainsi que depuis qu’il y a des hommes sur la terre, les relations qu’ils ont mutuellement en famille, à l’école, dans le milieu de travail, dans la société en général ont toujours eu une répercussion sur
leur caractère, leur mentalité, leur devenir, leur comportement dans le
groupe et l’agrément ou le désagrément qu’ils éprouvent à y appartenir.

En Afrique, d’une manière générale, il y a ces barrières psychologiques
érigées par le sentiment de « bouc-émissaire » et renforcées par la
transformation de l’école, hier ouverte à tous dans les paroisses
catholiques et protestantes mais devenues aujourd’hui un ghetto réservé à la
tribu. On n’apprend plus à se connaître et à s’estimer sur les bancs de
l’école. Ce qui facilitait les relations dans la vie sociale en général. A
noter que l’éducation familiale transmet des clichés dans lesquels la haine
des tribus autres que la sienne est véhiculée. Il y a des personnages qu’on
croyait « hommes d’Etat » qui, moyennant corruption, occupent le plateau des
chaînes de télévision pour insulter les adversaires politiques ou célébrer
la haine tribale impunément, donc entretenir un climat de violence.

Tout cela constitue autant de problèmes qui anéantissent en fait
l’efficacité du système de la palabre en Afrique, l’autorité du chef ayant
commencé à vaciller à la suite de l’emprise de l’Etat sur elle.

III. NECESSITE DE LA PALABRE DANS LE CONTEXTE ACTUEL ET LES CAUSES DE SA
REUSSITE.

Nécessité de la palabre dans le contexte actuel :

Au moment où l’Occident découvre la valeur de l’homme et se donne bonne
conscience en s’occupant de l’humanitaire comme correctif de la compétition
économique et commerciale féroce, la société africaine s’atomise davantage
comme nous venons de l’évoquer à la fin du point II jusqu’à engager des
mercenaires lointains pour combattre des tribus voisines. Au point qu’on
constate un accroissement du nombre de conflits à grande échelle en Afrique,
soit pour se maintenir au Pouvoir, soit pour remplacer une dictature par une
autre mais presque jamais pour apporter plus de bonheur au peuple
administré.

Au-delà des frontières, on attise la haine entre peuples sans que
nécessairement le comportement des ressortissants de ces pays-là soit
critiquable à quelques égards. Et parfois, ce sont les rebelles des pays
voisins qui se réfugient dans tel ou tel autre pays et de là sèment le
désarroi au gouvernement en place dans leur pays d’origine.

Ces facteurs, confortés par une instruction et une éducation en vases clos,
la corruption aidant, engendrent des conflits qui n’en finissent pas. Devant
un tel scénario, il faut revenir au système de la palabre consistant à
mettre en présence tous les acteurs soit nationaux, soit de tous les pays
concernés. Et appliquer le principe de Boileau qui disait « vingt fois sur
le métier, remets le même ouvrage ».

Dans le contexte actuel, plus il y a d’acteurs, moins la palabre est
efficace. Que faire pour la réussite de la palabre ?

Cette question ouvre le deuxième paragraphe de ce troisième point qui est :

Causes de la réussite de la palabre

Sans être exhaustif, nous donnons ici les causes qui nous paraissent
essentielles :

Identification de la cause ou des causes des tensions.

Il y a des causes sociales :

Au sein d’une nation, l’absence d’une politique de rémunérations équitables
et d’emplois stables est souvent cause de tensions. De même, les causes
politiques proviennent souvent de la tendance totalitaire d’un Pouvoir
décidé à verrouiller l’alternance sans traduire soi-même les promesses
électorales en scores. Toutes ces situations provoquent des malaises si
elles ne trouvent pas de solution. De là la fuite des cerveaux ou des
jeunes. Et devant les frontières fermées des pays nantis qui, eux aussi, ont
leurs problèmes spécifiques, ces déracinés ont le sentiment de leur
inutilité et peuvent basculer dans le terrorisme pour se donner le sentiment
d’être utiles ou pour attirer l’attention sur eux.

Veiller à ce que la corruption ne vienne brouiller les cartes. Cela n’avait
pas de place dans la palabre africaine. Aujourd’hui, les effets conjoints
des exigences économiques et le goût à l’enrichissement sans effort qui
hante l’esprit des jeunes, la misère dans laquelle nos peuples sont plongés
peuvent ouvrir les portes à une corruption dénaturant la palabre africaine.
Nos peuples devraient, avec l’aide des Partis politiques réels, veiller à ce
que le but de la palabre ne soit pas détourné.

Attirer l’attention des peuples sur la nécessité de se donner des
responsables politiques véritables et non de se doter des animateurs des
institutions qui sont des germes de conflit. C’est là aussi le devoir de
vrais partis politiques.

Réécrire des livres d’histoire pour mettre en échec cette culture
d’atomisation à outrance de la société africaine préjudiciable à ses
intérêts réels.

Poser de vrais problèmes et y apporter de vraies réponses.

Eduquer les masses à plus de retenue vis-à-vis d’autres peuples ou tribus
aussi bien dans leur comportement que dans leur langage.

IV. NECESSITE DU DIALOGUE POUR LA RDC.

Aucun pays ne peut aujourd’hui vivre en autarcie. Il y a donc nécessité de
l’intervention de la Communauté Internationale, mais une intervention
positive, c’est-à-dire celle qui répond aux aspirations de la majorité du
peuple. Sinon, on bâtit sur du sable. Et plus la situation de la RDC ira se
dégradant, plus on pose les semences d’un terrorisme aveugle et d’une
instabilité non seulement pour le Congo, mais aussi pour la sous région des
Grands Lacs tout entier. Et on aura ainsi loupé l’occasion historique de
refonder véritablement l´ Etat congolais en renforçant la vraie palabre,
celle qui évite les tensions et les conflits.

Grâce à sa position géostratégique au cœur de l’Afrique et à la croisée de
plusieurs Afriques, à sa frontière commune avec neuf pays, à son immense
potentiel humain, industriel, économique et écologique, à sa faune
diversifiée et à ses eaux particulièrement riches, le Congo a une triple
vocation: il est appelé à devenir une grande Nation démocratique, l’une des
locomotives économiques des Nations africaines et un facteur de paix,
d’équilibre, de solidarité, de coopération, de sécurité et de progrès dans
toute la Région des Grands Lacs. C’est puisque le Congo a failli à cette
triple vocation et est devenu, au contraire, une jungle, une foire, que le
Peuple Congolais vit un véritable enfer et que toute la Région est plongée
dans une crise profonde.

Aujourd´hui, la RDC est devenue un vaste cimétière, une vaste prison, un
champ de guerre avec des affrontements au moyen des armes lourdes, un lieu
transformé en abattoire où les massacres et des carnages deviennent
quotidiennes, épidermiques et endémiques. A cause d´une certaine expertise
sterile de certaines puissances sur le Congo, les interêts même ceux des
partenaires ne sont plus sauvegardés et garantis dans la paix, la sécurité
et de facon durable. Malgré les élections pompeusement vantées, nous
assistons impuissamment à la désintégration du pays et le rêve du
développement s´estompe, quel gachi !

Plus d´une fois , l´UDPS a réclamé le dialogue ou concertation entre les
acteurs politiques à la manière de nos palabres africaines pour trouver une
paix durable et réconcilier les filles et fils de notre pays (
Cf.memorrandum du Président Tshisekedi au Secrétaire Général KoFFI ANAN en
annexe) . Ainsi , pourrions nous alors nous lancer dans la voie de la
reconstruction et du développement national. Jamais, hélas ! cet appel n´a
été entendu ni par les acteurs politiques du pays ni par la communauté
internationale.

L´UDPS ne cessera jamais de clamer haut et fort que la solution de paix et
de réconciliation nationale en RDC régide dans le Dialogue et personne ne
peut mettre en doute la magie de la négociation entre les peuples.

L´UDPS interpelle donc la Communauté internationale en général et l´Union
Européenne en particulier de comprendre la pertinence de cette voie que
propose l´UDPS si elle veut réellement sauver le Congo et son peuple.

Nous vous remercions !

Fait à Bruxelles , le 15/05/2007,

Pour le President National Etienne TSHISEKEDI WAMULUMBA

AKA MANTSIA
Assistant.

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