Après avoir été acquittée par la justice militaire de la RDC suite aux pressions exercées par des millions d’hommes et des femmes à travers la planète, Me MT N’landu fait face cette fois-ci aux juges qui affichent « Tolérance Zéro » en ce qui concerne le nouveau crime inventé par les congolais : Le syndrome de Stockholm.
C’est depuis exactement 14 jours que Marie Thérèse N’landu, avocate de formation et de profession et candidate aux élections présidentielles en RDC respire l’air libre. L’histoire retiendra que cette dame, mère de famille et activiste des droits de la personne a été victime de l’arbitraire et faite prisonnière par un des régimes les plus sanguinaires du monde. Pendant 159 jours, elle a subi ce qu’elle-même qualifie de traitement de chien tout cela parce qu’elle a défendu la démocratie, un rêve pour lequel plus ou moins 5 millions de ces compatriotes ont perdu la vie et des milliers d’autres en paye les frais dans les prisons, les hôpitaux ou tout simplement en cachette puisque humiliés par les viols et autres barbaries que l’humanité avec le quitus de la communauté internationale commercialise dans son pays.
En effet, 5 mois durant, la prisonnière Marie Thérèse N’landu Mpolo Nene, était seule face à ses bourreaux qui, même devant les caméras du monde, n’hésitent à massacrer des populations civiles. On peut donc imaginer ce que cette bonne femme a enduré pendant son séjour dans la prison de Kinshasa pour le bien-être de ses compatriotes.
A peine sortie, elle doit répondre à d’autres accusations, celles de souffrir du syndrome de Stockholm puisque dans sa déclaration à la descente d’avion à Bruxelles, elle a remercié ses bourreaux. Quelle méchanceté ! Comment peut-on reconnaître à une personne de souffrir du syndrome de Stockholm et la traiter de Traîtresse ?
Au lieu de s’attaquer à une personne qu’on dit éloquemment souffrir dudit syndrome, il aurait été mieux, à mon avis, de s’attaquer à ceux qui l’ont mise dans cet état dès lors qu’on a la preuve du méfait de leurs tactiques sanguinaires. A moins qu’on ne soit pas nous même aussi frappés par un autre syndrome, qu’on appellerait pour le besoin de la cause, celui de l’intimidé, qui consisterait à ne jamais identifier le bourreau et ne jamais s’attaquer à lui sous peine de se faire écraser ou alors c’est pour des fins de nuisance gratuite ou motivée qu’on s’atèle à vilipender tout un symbole de résistance. Est-ce vraiment normal?
