L’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) est préoccupée par la manière dont certains sujets nationaux ou étrangers sont traités par les services de la Direction générale de migration à l’aéroport international de N’djili. C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse de cette Ong des droits de l’homme parvenu au Potentiel. A en croire le communiqué, il s’agit de cinq sujets étrangers dont quatre Marocains et un Canadien. Ils ont respectivement pour noms Gabriel Madoua Masudi, Ali Saquaque, Abarro Abdel Aziz, Elhou Maacha et Sharrat Abdel Aziz.
Arrivés à Kinshasa depuis le 16 mai, ils comptaient se rendre dans la province du Katanga, pour une visite de prospection à Kolwezi. Tout était fin prêt pour l’embarquement le dimanche 21 mai dernier à l’aéroport de N’djili. Déjà à bord de l’avion qui devait les conduire vers Kolwezi via Lubumbashi, ils ont été empêchés de voyager. Ils ont été débarqués de l’avion de la Compagnie africaine d’aviation (Caa) par les services de migration. Ils ont été retenus dans les locaux de ce service à l’aéroport international de Ndjili du matin au soir.
L’Asadho rappelle que, le 22 novembre 2003, à Kimbembe, province du Katanga, devant le camp de l’ex-Groupe spécial de sécurité présidentielle (Gssp)/Lubumbashi, actuellement Garde républicaine (Gr), un groupe d’investisseurs canadiens a été la cible des militaires armés qui avaient ouvert le feu sur eux. Au cours de cet inicdent, une personne a été morte et deux autres grièvement blessées, notamment M. Gabriel Madoua Masudi.
L’Asadho déplore cet état de choses et dénonce avec la dernière énergie, la passivité dans le chef de l’exécutif actuel qui laisse de tels actes impunis et n’intervient pas pour empêcher de tels faits malheureux susceptibles de constituer un frein à la paix, à la sécurisation des personnes et des biens et à la reconstruction du pays. Le gouvernement est appelé aussi à dissuader les auteurs de tels actes.
