La propreté à la Ville de Bruxelles est un sujet qui inspire apparemment une série de candidats aux prochaines élections communales. C’est peut-être de bonne guerre, mais dans le cas présent, cela s’apparente surtout à un total manque de considération de l’intelligence des électeurs.
En effet, les propos tenus par les uns et les autres…qui, par ailleurs, sont ou ont été au Collège de la Ville où ils ont voté – et parfois bloqué- les programmes liés à la propreté présentés par l’Echevin Bertin Mampaka, semblent très loin de la réalité du terrain, voire marqués par une étrange amnésie ou par de la mauvaise foi, selon les cas. Il convient d’informer correctement les habitants de la Ville des faits, et rien que des faits, afin qu’ils puissent juger, par eux-mêmes, du travail qui a réellement été accompli par Bertin Mampaka à la fonction d’Echevin de la Propreté au sien de la majorité actuelle.
L’Echevin de la propreté Bertin Mampaka avec un brigadier du Service Propreté lors de la collecte des encombrants.
Quelques chiffres-clé pour la Ville de Bruxelles
Nombre d’ouvriers affectés à la propreté :
124 au 1er janvier 2000, 245 au 1er juillet 2006
Investissements en équipements de nettoyage mécanisés :
763.677 € en 2004, 1.661.796 € en 2005, 4.540.000 € en 2006
Nombre de poubelles publiques installées :
350 nouvelles poubelles
Subsides négociés avec la Région bruxelloise :
Après un blocage politique Région / Ville, Signature d’une convention de collaboration depuis 2004, 582.000 € de subsides pour la Ville en 2006.
Collecte gratuite des encombrants :
Supprimée par la précédente majorité, réintroduite avec succès depuis 2001, 553 tonnes récoltées en 2002, 1020 tonnes en 2005 !
Amendes administratives pour les pollueurs :
Nouveau règlement de police depuis 2006 permettant la mise en œuvre de la loi sur les amendes administratives, à faire davantage appliquer par les services de police.
Notons que de nombreuses voiries régionales ainsi que le quartier Sablon – parlement – européen sont gérés en matière de propreté par l’agence régionale Bruxelles – Propreté et ne dépendent donc pas de la Ville de Bruxelles.
Quelle est la situation en matière de propreté à la Ville de Bruxelles ?
En dehors de ses habitants dont le nombre augmente (près de 15.000), la Ville accueille aussi chaque jour un nombre impressionnant de navetteurs, de touristes ou de simples visiteurs. La population totale présente à Bruxelles est ainsi en constante augmentation, tout comme le nombre d’événements récréatifs, culturels ou sportifs, organisés sur le territoire de la Ville. Chacun le sait. Cela fait évidemment beaucoup de monde et une production importante de déchets. Beaucoup de gens, sans scrupules, jettent ces crasses dans la rue, y vident leur cendrier, y laisse des dépôts clandestins, voire urinent sur les murs. On peut déplorer un tel comportement peu civique des gens, mais c’est un fait et un autre débat.
Ce que l’Echevin Bertin Mampaka a fait pour diminuer la malpropreté :
Après avoir rencontré à plusieurs reprises dans leurs 14 dépôts les ouvriers de la Ville chargés de la propreté, les avoir accompagnés sur le terrain tôt le matin pour voir les problèmes auxquels ils étaient confrontés dans la réalité quotidienne, dialogué avec la Direction administrative de la propreté à la Ville de Bruxelles, rencontré des centaines d’habitants, de commerçants et d’associations, il a décidé de travailler à deux niveaux:
A) Etablir, enfin, une bonne collaboration avec la Région
Renouer le dialogue entre la Ville de Bruxelles et la Région de Bruxelles-Capitale. Le temps passé, avec énergie et détermination, par Bertin Mampaka avec Emir Kir, chargé de la propreté à la Région, a permis l’établissement d’une coopération franche, volontaire et positive pour tous: une situation et un état d’esprit qui ont remplacé la guerre stérile qui existait entre les responsables politiques de la Région et de la Ville depuis de nombreuses années. Il en est, ainsi, notamment sorti une Convention permettant à la Ville d’obtenir 400.000 euros de subsides en 2005 et 582.000 euros en 2006 pour améliorer la propreté des rues de Bruxelles. Tous les Bruxellois en profitent aujourd’hui !
B) Travail en profondeur au niveau de la Ville
Trois axes :
1. le boulot de la ville elle-même (organisation – personnel – équipement)
2. L’information et la sensibilisation des habitants
3. la répression des pollueurs
Renforcement des équipes de nettoyage et des médiateurs ‘propreté’ par quartier
Après une longue période de réduction des effectifs dans les années 90, le personnel de la Ville affecté à la propreté publique a progressivement augmenté sous la majorité actuelle. Le personnel ouvrier, tous statuts confondus, a ainsi doublé entre 2000 et 2006, passant de 124 à 245 personnes. Rien que pour les deux dernières années, où Bertin Mampaka était Echevin de la Propreté, celui-ci a fait engager une soixantaine de nouveaux balayeurs de rue, porté le nombre de médiateurs ‘propreté’ à 10, tout en engageant aussi du personnel ALE ainsi que des étudiants pour renforcer les équipes de nettoyage durant les week-ends et les périodes de congés. L’équipe de Direction de la Propreté a aussi été récemment étoffée par l’engagement de deux jeunes ingénieurs.
Décentralisation géographique et spécialisation des tâches
La Ville est divisée en 13 sections géographiques pour l’organisation de ses activités de nettoyage et peut aussi compter sur des équipes mobiles spécialisées dans l’enlèvement de dépôts clandestins dans les 24 heures et le nettoyage de tags. Contrairement à ce que d’aucuns proposent, nous n’avons donc pas à nous inspirer de l’organisation décentralisée de la propreté à Schaerbeek, c’est déjà fait chez nous.
Achat de nouveaux équipements de nettoyage, plus rapides et plus efficaces
1.661.796 € en 2005 et 4.540.000 € en 2006 ont été consacrés à l’acquisition de matériel lourd et d’équipements de nettoyage supplémentaires, entretenus et conduits, afin que les équipes de la Ville puissent travailler plus vite et traiter davantage de déchets : camion compresseur, grande laveuse à haute pression, grandes, moyennes et mini balayeuses, aspirateurs de trottoirs, « motocrottes », scooters pour le déplacement sur le terrain des chefs d’équipes et des médiateurs, gsm et appareils photos numériques pour améliorer la communication sur les problèmes de terrain. Ces nouvelles acquisitions sont venues compléter les 47 engins spécialisés dont la Ville disposait déjà pour le nettoyage des rues (Pick-up, camions grappin, compacteurs, extracteurs, balayeuses de trottoir,…)
Il faut aussi noter le placement de 350 poubelles publiques supplémentaires, réparties dans tous les quartiers.
Enfin, un premier programme d’installation de canisites dans une série de lieux permet d’apporter une première réponse au problème de la prolifération des déjections canines sur les trottoirs.
Amélioration de l’organisation des opérations de nettoyage dans les rues
Pour réduire le temps de déplacement des balayeurs entre leur local et leur lieu de travail effectif sur le terrain, tout en améliorant leurs conditions de travail, l’échevin a fait rénover les deux dépôts destinés aux équipes de balayeurs des Marolles et de Laeken. Les dépôts situés au centre ville et à Neder-Over-Heembeek seront rénovés courant 2007. Enfin, l’acquisition d’un nouveau dépôt destiné aux balayeurs du la partie sud de Laeken est à l’étude. Cette décentralisation de 5 dépôts permet d’économiser plus d’une heure de travail effectif par balayeur par jour !
La mécanisation du balayage et du nettoyage des rues a également été renforcée par le recours à une société privée qui fournit des balayeuses mécaniques et leurs chauffeurs, ce qui permet d’assurer un nettoyage des rues le week-end et une réelle continuité du service en cas d’absence ou de maladie d’un chauffeur de la Ville.
Abandonnées par la majorité précédente, les campagnes de récolte des déchets encombrants ont été relancées dès 2001 par la majorité actuelle. Elles rencontrent un franc succès au sein de la population. Chaque habitant a ainsi l’occasion de déposer gratuitement 2 m3 d’encombrants dans son quartier, et ce deux fois par an, en plus, bien sûr, des dépôts qu’il peut déjà effectuer toute l’année à la déchetterie régionale ou faire enlever à son domicile par Bruxelles-Propreté, sur simple appel téléphonique (2x2m³, au total 8m³ gratuits par an !)
Malgré le succès des campagnes de récolte des encombrants, il y a toujours de nombreuses personnes sans scrupules, habitant la Ville ou venant de l’extérieur, qui effectuent des dépôts clandestins partout dans la Ville. C’est une vraie plaie. Les habitants peuvent signaler tout dépôt clandestin via un numéro d’appel gratuit, le 0800 901 07. Ces dépôts seront enlevés par une des trois équipes mobiles spécialisées que j’ai instaurées et qui tournent 8h par jour, 5 heures jours par semaine exclusivement pour l’enlèvement des dépôts clandestins (le plus souvent dans les 24h.). Plus de 10 tonnes sont ainsi récoltées chaque jour.
Sensibilisation des habitants et des usagers de la Ville pour changer les comportements actuels
La bonne organisation et l’équipement moderne du service Propreté ne suffit bien évidemment pas à garantir une Ville propre à tout moment. Chacun doit y mettre du sien, à commencer par ceux qui la salissent. C’est ce m’a poussé à mettre en place de nombreuses actions d’information et de sensibilisation des habitants de la Ville, des navetteurs, des visiteurs et des touristes au problème de la malpropreté : campagnes d’affichage (« débarasse-moi de tes crasses » / « dégueulasse », diffusion à la radio de la chanson de Marka « débarrasse-moi de tes crasses », remise de dépliants d’information aux navetteurs, distribution de dépliants pour la récolte des encombrants, distribution à 80.000 exemplaires d’un Guide complet de la propreté à Bruxelles de 18 pages (toutes boîtes et kit propreté pour les nouveaux habitants) et d’une affichette l’affichette 11 gestes à faire et à ne pas faire, réalisation d’animations sous la forme de théâtre de rue et subsidiation de 30 projets de sensibilisation à la propreté proposés et réalisés par les écoles, associations et comités de quartier, etc.
Plus de répression de ceux qui ne respectent pas la Ville ni ses habitants
Un nouveau Règlement général de police a été adopté début 2006 par la Ville de Bruxelles.
Il permet maintenant à la Police d’appliquer la réglementation sur les amendes administratives, notamment en matière de malpropreté. Toutefois, il est encore peu appliqué par les policiers sur le terrain. Il faudra que la Police en fasse rapidement une vraie priorité afin que ceux qui salissent la Ville soient lourdement sanctionnés.
Bertin Mampaka souhaiterait aussi que certains Agents assermentés du service propreté de la Ville puissent à l’avenir directement faire appliquer les amendes administratives prévues par le nouveau Règlement de Police. Cela permettrait d’augmenter rapidement l’effet de dissuasion pour tous les pollueurs de la Ville. Ce point sera prioritairement et explicitement à inscrire dans le cadre d’un nouvel accord de majorité quelle que soit celle que les électeurs choisiront.
Comme vous le constatez à la lecture de ce communiqué, un travail important et efficace a été réalisé en peu de temps par Bertin Mampaka, grâce aussi sans doute à sa grande énergie et à sa détermination sans faille, bien nécessaires pour surmonter les arcanes administratives ou les mauvaises volontés qui enlisent si facilement tout projet de développement ou de rénovation dans le secteur de la Propreté ainsi que les comportements malpropres des gens qui sont lents à se modifier.
Des enquêtes internes à la Ville et la diminution de 40% des plaintes enregistrées au service de la propreté (courriers, mails, appels au numéro vert) montrent tout de même aussi que les Bruxellois perçoivent une amélioration significative de la propreté dans une série de quartiers de la Ville :
Lors du débat électoral public du Centre culturel néerlandophone « Nekkersdael », l’association citoyenne pluraliste et indépendante « Bruxelles saleté » spécialisée dans la lutte contre la crasse, a reconnu que la situation en matière de propreté évoluait depuis 1 an de manière positive et les dispositifs mis en place par l’Echevin commençaient à porter leurs fruits.
C’est bien sûr encourageant, mais restons lucides : les quantités de déchets récoltées par les services de la Ville augmentent fortement chaque année. Il semble que plus les équipes de la Ville ramassent les déchets, plus il y en a. Il reste donc beaucoup à faire, principalement en matière de répression, avant que Bruxelles ne devienne une Ville vraiment propre, chacun en est bien conscient, et Bertin Mampaka le premier. Ses projets pour aller de l’avant sont prêts et n’attendent que la confirmation d’un large soutien des électeurs pour être mis sur la table de négociation d’un nouveau contrat de majorité pour Bruxelles. Réponse : le 8 octobre.
