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L’absence de l’état est tellement criarde qu’il ne faut pas s’étonner que dans l’Ituri, les vagins des femmes et la chair des enfants soient au menu du dîner des milices Lendu et Hema à ce jour.
A Kinshasa règne un état de non droit caractérisé par une absence de sanction quasi-total. Les véhicules se permettent de prendre les ronds-points à contresens devant des policiers qui regardent sans réaction. Trop occupé à contrôler les taxi bus qui ne leur ont pas encore versé leur tributs du jour.
La justice est devenue la grande muette, les magistrats préoccupés par leur survie, travaillant dans des conditions misérables font ce qu’ils peuvent pour faire leur métier, mais même la plus belle femme du monde ne donne que ce qu’elle a.
Aujourd’hui le Kinois n’a d’autres choix que se rendre justice lui-même ou payer les sociétés de sécurité qui pullulent dans la ville pour protéger ses biens. Ainsi donc ne reste au petite gens sans moyens que la justice populaire ainsi à Kin si quelqu’un crie au voleur dans les quartiers populaire, tout le quartier accoure à son secours pour régler son compte à l’infortuné voleur. Aussi drôle que cela paraisse ce système est efficace.
Pourquoi une telle apathie ? Le découragement, le manque de confiance, la conviction que tout cela ne servira à rien. Personne n’est responsable de rien. De la tête au pied le système serait pourri. Non trois fois non.
Le système est parfait, la seule chose qui n’est pas parfaite, c’est la compétence des animateurs du système.
Quand on nomme des PDG, des directeurs ou des cadres dirigeants des entreprises pour toutes les raisons du monde sauf leurs compétences, comment voulez-vous que les gens qu’ils doivent diriger les écoutent ? Et même s’ils veulent bien les aider comment voulez-vous qu’il comprenne leurs conseils, incompétent qu’il est ? Pour trancher entre 2 avis contraire il faut un certain bon sens et donc une compétence. Quand elle fait défaut il n’y a pas de miracle possible.
La RDC aujourd’hui est un bateau sans capitaine d’où la liberté qui y règne ou plutôt le libertinage. Nous devons faire pression, et nous préparer à renvoyer le capitaine actuel et le remplacer par un capitaine de notre choix. Nous y perdrons le libertinage et y gagneront la vraie liberté qui élève.
