La Monuc n’insiste pas sur le délai du 30 juin 2005 pour la fin de la Transition 93

La Mission de l’Onu en RDCongo (Monuc) a laissé entendre mercredi qu’elle n’insistait pas sur le délai du 30 juin 2005 pour la fin de la Transition en RDCongo.

Répondant à Xinhua au siège de la mission onusienne à Kinshasa, son porte-parole Mamadou Bah a déclaré que la Monuc « se conforme à la Constitution de la transition » congolaise en ce qui concerne une possible prolongation de la Transition qui fait l’objet actuellement du litige entre différents acteurs politiques congolais.

En termes de l’article 196 de la Constitution de la transition congolaise, la durée de la transition est de 24 mois à compter de la formation du gouvernement de transition le 30 juin 2003, et la fin de la période transitoire sera marquée par l’investiture d’un président de la République élu à l’issue des élections générales libres et transparentes, qui constituent les premières du genre de la RDCongo depuis 40 ans.

Toutefois, en raison de problèmes spécifiquement liés à l’organisation des élections, la transition peut etre prolongée pour une durée de six mois renouvelable une seule fois, si les circonstances l’exigent, sur proposition de la Commission électorale indépendante (CEI) et par une dé cision conjointe et dument motivée de l’Assemblée nationale et du Sénat, ajoute le même article de la Constitution de la transtion.

Le 10 janvier courant, des manifestations avaient eu lieu à Kinshasa-est dans le cadre des protestations contre l’éventualité du report des é lections générales suite à une interview accordée plus tôt à la Radio France Internationale par le président de la CEI, l’abbé Malu Malu, se plaignant du manque de moyens et de logistiques pour la tenue des élections générales en juin prochain comme initialement prévu.

Les manifestations s’étaient soldées par quatre personnes tués et plusieurs dizaines de blessées, selon les autorités de Kinshasa, lors d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Pour le moment, la plupart des partis politiques congolais ont exprimé leur avis favorable à la tenue des élections générales « dans le délai constitutionnel ».

Mais l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, poids-lourd de l’opposition et ancien Premier ministre du régime de l’homme fort zairois Mobutu Sese Seko, est monté au créneau contre la prolongation de la transition.

M. Tshisekedi a qualifié le 30 juin 2005 de « délai normal » de la période transitoire, mais affirmé que l’article 196 de la Constitution de la transition « devient caduque, comme le peuple ne veut pas de cette prolongation ». M. Bah a confirmé mercredi qu’au début de cette semaine, le chef de la Monuc, William Swing, s’était entretenu avec M. Tshisekedi, sans révéler si M. Tshisekedi est revenu sur sa position.

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