Sur l’initiative du Bureau de la représentation provinciale de la Commission Electorale Indépendante (CEI), les représentants des organes de presse exerçant à Kisangani sont retrouvés, le samedi 15 janvier 2005 avec entre autres objectifs, d’informer et d’expliquer le contenu de la déclaration du Président de la CEI sujette actuellement à controverses.
Ce n’était certainement pas une rencontre inutile. La conférence de presse organisée par le Bureau provincial de la Commission Electorale Indépendante était d’une absolue nécessité. Pour preuve la cinquantaine de personnes venues à cette activité d’information qui s’est déroulée l’après-midi du samedi 15 janvier 2005 dans la salle de réunion de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC). Les médias locaux y étaient effectivement bien représentés : la presse écrite qui porte le symbolique nom des « chevaliers de la plume », les différentes télévisions et radios publiques, privées et communautaires, et autres institutions affiliées. Bien entendu, Radio Okapi était en bonne place.
Avant d’entamer le programme de la rencontre, le Coordonnateur provincial de la CEI, animateur principal de la Conférence, le Professeur Jean OTEMIKONGO MANDEFU a fait observer une minute de silence pour ceux qui ont perdu la vie lors des manifestations du 10 janvier dernier à Kinshasa. Il a ensuite précisé l’objectif de la réunion qui est de faire l’état de lieux du processus électoral et réfléchir sur les moyens de sauvegarder la stabilité sociale observée dans la province après la déclaration du Président de la CEI du 6 janvier 2005 concernant le calendrier électoral
Dans sa présentation liminaire, le Coordonnateur a fait le point du chemin parcouru au plan institutionnel, juridique et logistique et a insisté sur les contraintes majeures qui entravent le bon déroulement du processus électoral. S’agissant de la polémique suscitée par les propos du Président de la CEI sur un éventuel report des élections, le Coordonnateur a indiqué clairement que cette déclaration a fait l’objet d’une interprétation abusive tendant à manipuler l’opinion publique. Les discussions ont progressivement conduit à un exercice un peu particulier de « commentaire de texte » avec les journalistes pour harmoniser les points de vue. Le contenu de l’article 196 de la Constitution de la Transition relatif à la question été décortiqué et mis en parallèle avec les propos récriminés. Soit dit en passant, le texte de la déclaration faite sur les antennes de RFI avait été préalablement distribué aux participants. Outre les discussions sur le calendrier électoral, les sujets sur la situation à l’Est du pays, la réunification, le brassage des FARDC et la police nationale, ont été évoqués.
A l’issue des échanges, le constat qui se dégage une fois encore, est celui de la sous-information des organes de presse de la province. Cependant, le Coordonnateur n’a pas manqué de louer leur professionnalisme et les a exhortés à s’impliquer d’avantage pour rechercher et véhiculer des informations fiables qui contribueront au maintien de la stabilité sociale à Kisangani, gage de maturité politique.
En fin de réunion, les participants se sont dits satisfaits de cette initiative. Ils ont réitéré leur disponibilité à collaborer avec la CEI, répondant ainsi à la requête de celui que l’on surnomme sympathiquement «Coordo». « N’hésitez pas à nous faire des propositions concrètes » a-t-il-dit sans omettre de préciser que la Commission provinciale continuait de travailler au quartier général de la MONUC en attendant que l’Autorité provinciale ne lui attribue un local pour y établir ses bureaux.
La section électorale et l’Information Publique de la MONUC, ont pris part à cette conférence de presse qui a également permis de disséminer une centaine d’exemplaires du MONUC Magazine N 18.
