Dans sa première « VRAIE » conférence de presse Joseph Kabila a dévoilé sa conception de la démocratie et de l’état de droit. Pour la première fois depuis que l’homme a été présenté aux congolais comme celui qui devait conduire à leur destiné, Joseph Kabila a présenté sa vraie face de terrorriste(celui qui cherche à terrorriser le peuple et ses adversaires), assassin (celui qui tue sans se préoccuper de la loi), génocidaire (celui qui cherche à exterminer tous ceux qui s’opposent à lui) au nom de la loi.
Joseph Kabila a tout assumé de l’attaque des residences de Bemba à l’arme lourde aux reglements de comptes politiques qui se déroulent à présent. En effet en affirmant qu’en Irak, les dérapages sont quotidiens, il a lancé un signal très fort auprès de tous les hommes en uniformes comme quoi, ils peuvent tout se permettre, les dérapages sont autorisé par le chef de l’état en personne.
Ce vendredi Mr José Makila, gouverneur élu de la province de l’équateur, député provicial et national élu a vu sa résidence de Kinshasa visté et mise à sac par des éléments de la police nationale aidé par des éléments des FARDC. Quatre de ses employés ont été arrêté en passant pour avoir signalé aux policiers que leurs patrons étant absent, il ne leur était pas autorisé d’ouvrir la porte de son domicile à des inconnus. De plus un parlementaire est détenteur de l’immunité parlementaire. Tout acte de justice dans son domicile doit d’abord passé par une levée de l’immunité parlementaire…
Voilà donc la république bananière du Congo en marche. (Bananière ne signifiant pas qu’on y trouve des bananes en grande quantité, mais plutot que les droits des personnes sont pélés comme une banane au grès des humeurs du propriétaire du pays…)
Contacté par l’AFP, le gouverneur José Makila a déclaré qu’il était impossible de travailler dans un climat pareil d’insécurité. On lui avait déclaré que les policiers cherchaient des armes dans son domicile et qu’ils étaient chargé de récuperer les vehicules du ministère qu’il occupait sous la legislature précédente. Il se demandait alors pourquoi défoncer sa chambre à coucher, piller l’argent et terrorriser tout le monde?
Et apparemment ce n’est pas un cas isolé, pas un jour ne passe sans qu’un acte pareil n’arrive. Quand cela s’arrêtera-t-il? Jusqu’où resterons-nous les bras balant pendant que la dictature s’installe dans le pays? Quand est-ce que les personnes qui executent ces basses besognes comprendront-ils qu’ils sont entrain d’installer une dictature? Dans 20 ans viendront-ils encore comme d’autres demander pardon au peuple congolais en versant des larmes de crocodiles?
Chaque élu, chaque policier, chaque inspecteur, chaque citoyen qui contribue un tant soi peu à la violation des droitsdu peuple, doit savoir que le peuple congolais d’aujourd’hui n’est plus disposé à pardonner. Joseph Kabila peut gouverner le Congo sans restreindre les droits des congolais, puisqu’il a été « élu par la majorité des congolais »…
Sans opposition dans le pays, il n’y a pas de démocratie, sans démocratie, le sigle du pays perd son D pour le B de BANANIERE. Mais attention la durée de vie d’une bananeraie est très court. Un bananier produit son regime en un an et doit disparaitre pour céder la place à « son fils »…
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