Bureaucratie, combat des chefs, racisme, conflit d’autorité… Pendant ce temps 800.000 personnes sont tués, et 2 millions d’autres deviennent des « génocidaire ». Voilà en résumé le sentiment que l’on a en sortant de la conférence de monsieur Jacques Roger Booh Booh, représentant spécial du SG de L’Onu au Rwanda pendant le génocide.
La conférence de presse organisé par l’APPA. au CAPE à Paris ce 6 avril 2005, a permis à Mr Jacques Roger Booh Booh violemment mis en cause dans le livre du commandant Dallaire de donner sa version des faits 11 ans après les événements tragiques dont la région n’est pas prête de se relever.
Pourquoi si tard, Mr Booh Booh s’en est expliqué en évoquant le devoir de réserve dû à sa qualité de diplomate. Maintenant que son mandat en tant que diplomate de l’ONU a pris fin et qu’il doit comparaître devant la TPI, il a voulu présenter sa version des faits dans un livre afin d’en assurer une large diffusion.
Mr Booh Booh nous apprend que s’il y a eu massacre, s’il y a eu guerre, s’il y a eu génocide c’est moins à cause de la MINUAR ou de l’Onu qu’à cause des responsables politique Rwandais eux-mêmes qui n’avaient aucune envie de faire la paix, ou de partager le pouvoir ensemble. De là à penser que le génocide a arrangé le FPR il n’y a qu’un pas que le conférencier refuse de franchir. Mais il affirme que la guerre de libération du FPR a débuté à Kigali sans qu’il y ait eu déploiement d’armes. Les armes du FPR étaient déjà dans la ville avant et pendant le génocide.
L’opération de l’armée française a été un soulagement pour tous, elle a sauvée des vies humaines, car le plan du FPR était de faire un contre massacre des Hutus lors de la prise de la ville. Cette opération n’avait pas pour but de voler sa victoire au FPR, la preuve le FPR est toujours au pouvoir à ce jour.
Dallaire avait un parti pris pour le FPR, car il avait une femme Tutsi, et donc transmettait des information partial. En plus il aurait voulu être à la place de Mr Booh Booh, et n’avais jamais accepté son éviction. Ce qui occasionna u conflit d’autorité qui empêcha la transmission de la bonne information à la hiérarchie. Mais de toute façon bonne information ou pas personne (aucun pays) n’était prêt à envoyer ses troupes au Rwanda. Ils savaient tous bien que la confrontation était inévitable.
Voilà en substance ce que l’on peut retenir de cette conférence de presse. Le livre de Mr Booh Booh mérite d’être lu par les congolais afin que nous sachions de quoi est capable l’homme qui est au pouvoir au Rwanda. Laisser mourir les siens pour balayer ses ennemis. Ne faisons pas l’amalgame entre le pouvoir rwandais et le peuple rwandais qui est aussi victime que nous de ce régime dictatorial. Réglons leur compte à ses vassaux qui sont au pouvoir chez nous, et lui nous en occuperons après.
