La RDC est à la croisée des chemins. Les institutions mondiales déconseillent tout investissement au Congo. Mais ils s’adressent à leur ressortissants, pas à la diaspora Congolaise. Nous ne sommes pas concerné par ces discours. Le seul conseil que nous devons entendre c’est « à risque maximum, profit maximum ». Les jours le FMI donnera le feu vert aux capitaux occidentaux pour aller au Congo, ce sera trop tard pour nous.
Le congolais n’a plus confiance en son pays, mais il doit gagner son pain quotidiennement. Aujourd’hui tous les congolais savent que s’ils ne gagnent pas leur pains ils ne mangeront pas. Ce manque de choix nous le devons à la cupidité de Kabila senior qui lui-même avait tellement eu faim qu’il n’était pas disposé à partager son gâteau avec qui que ce soit. Ce traitement a permis aux congolais d’apprendre une léçon que 120 ans d’existence en tant que nation moderne n’avait pas permis d’avoir. Il faut se battre pour avoir son pain. Il ne nous est pas dû par ceux qui ont plus, même s’ils sont de la famille. Voici la clé du salut du Congo.
La conviction que les congolais ont appris cette léçon me motive à dire qu’il est temps que nous fassions le chemin inverse, il est temps nous prenions le risque d’investir dans notre pays. Il est temps que nous allions travailler au Congo, il est temps que nous allions bâtir notre pays.
Il y a un risque, c’est vrai ; il y a absence de l’état, c’est indéniable ; mais de l’autre côté il y a un grand profit justement à cause de l’absence de l’état. Au plus grand est le risque, au plus grand est le profit.
