La lutte que nous menons pour sortir la RDC de l’humiliation qu’il vit au quotidien est louable et doit s’intensifier. La liberté, l’indépendance, la démocratie, les élections, la révolution… sont des belles idées qui malheureusement le resteront si leurs défenseurs n’ont pas le pouvoir de les imposer à ceux qui n’en veulent pas. Pour ce faire il faut utiliser les mêmes moyens que nos adversaires.
La situation actuelle du Congo sur le plan économique est présentée comme catastrophique. Les analystes économiques sont tous d’accord pour dire qu’il faut des très gros investissements pour remettre ce pays sur les rails. Qui dit gros investissement automatiquement, pour la plupart d’analystes du nord comme du sud, entend afflux des capitaux internationaux.
Quand on visite Kinshasa, et qu’on voit l’énergie déployé par la population, on voit le fourmillement de la foule, un observateur averti ne peut conclure qu’une chose : nous pouvons faire beaucoup de chose par nous même si nous nous y mettons. Pour avoir un arbre, il faut semer une graine dans une terre fertile. Cela prend du temps, mais l’arbre est solidement implanté dans le sol et produit des fruits pendant des très longues années, et résiste aux tempêtes et attaques de la nature.
Pour changer le chose, pour reconstruire le Congo, il est nécessaire, il faut que nous tous fils du Congo, il est nécessaire que nous passions de la théorie à la pratique. L’homme doit s’adapter d’abord à son milieu, avant de le modeler. Donc je conteste le principe qui veut que l’on attende d’abord que les choses changent au Congo avant d’y investir. Ce principe est contre productif, et laisse le champ libre à ceux que nous combattons pour planter leurs racines dans notre société.
Nous ne devons pas oublier que notre peuple a des besoins, notre pays est un marché. Il est bien de se mobiliser pour les élections et la démocratie, mais il est encore meilleur de se mobiliser pour créer des emplois au Congo, pour satisfaire les besoins du peuple. La récupération du pouvoir que nous combattons ne laissera pas dupes notre peuple. Depuis le début de cette transition des routes ont été reconstruites grâce à l’aide de la BECECO. Il y a très peu de Congolais qui mettent cela sur l’actif de 1+4. Les congolais savent très bien ce qui se passe.
Investissons au Congo, c’est un devoir patriotique !
Le nerf de la guerre c’est l’argent dit-on et c’est vrai. Une des voies honnête pour avoir les moyens de nos ambitions (changer le Congo), c’est de lancer des projets économiques. Ces projets nous donneront en plus une crédibilité vis-à-vis de notre peuple. Il est primordial que nous nous impliquions dans la vie socio-économique de notre pays avec la même énergie que celle que nous déployons dans notre lutte politique.
La victoire est aussi à ce prix là. Il faut qu’une nouvelle génération d’entrepreneur-investisseur apparaisse en R.D. Congo. Des investisseurs du changement ! Junior Kabila est occupé à pomper des fonds au Congo pour les investir en Tanzanie avec l’aide de Georges Forrest. Tous les pillards du 1+4, comme leurs prédécesseurs Mobutistes, sont dans la même démarche, prendre au pays et déposé dans des comptes à l’étranger contribuant ainsi à appauvrir encore plus ce Congo qui nous est cher.
Nous jeunes acquis au changement ou pas ; ayant vécu les difficultés de nos parents et leurs déchéances suite aux mauvais calculs du passé, nous avons le devoir de ne pas répéter les erreurs du passé. Nous devons considérer que si investissement il y a à faire, si société il y a à créer, vaut mieux le faire au Congo plutot qu’ailleurs.
Investissement?
Envoyez une voiture à sa famille pour faire du taxi, afin qu’ils puissent s’en sortir, n’est pas un investissement. C’est un cadeau que tu leur fais.
Créer une société de transport à Kinshasa avec même un véhicule, et engagé un employé ou deux pour l’exploiter avec un business plan bien conçu qui tiens compte des réalités du terrain est un investissement.
L’échec n’est pas exclu, cela fait parti de l’apprentissage des affaires. Il ne faut pas se décourager à cause de ça. Le risque existe et nous ne le nions pas, mais le profit existe aussi et il est énorme. « A RISQUE MAXIMUM PROFIT MAXIMUM ».
Ouvrons un nouveau front. Réunissons nos forces pour lancer la bataille économique contre le 1+4 et les occupants du CONGO. Il s’agit de démontrer que sans piller les caisses de l’état, il est possible de s’enrichir et de faire vivre une grande partie de la population. Il faut aussi démontrer aux occidentaux que nous sommes capable de vivre sans eux et leurs capitaux qui apparemment leurs donnent le droit de nous mépriser. De spectateur de la vie économique du Congo, devenons acteur économique. Ces sont les artisans qui ont fait les grandes révolutions qui ont réussi dans ce monde. Le plus grand employeur de France sont les PME.
Beaucoup de compatriotes ont essayé ou essayent d’investir au Congo, mais face aux difficultés pour obtenir des informations fiables, face aux tracasseries de l’administration renoncent. Pour faire face à cette problématique, il serait judicieux si nous nous réunissions pour nous accompagner mutuellement et nous entraider dans cette aventure. Je souhaiterais vraiment que ceux qui entendront cet appel, prennent contact avec nous, afin que nous partagions nos expériences et montions ce réseau ensemble.
« Le Congo ne s’en sortira que grâce à l’initiative privée ».
