Insécurité à Kinshasa : le père De Haes n’était pas la seule victime 270

L’insécurité bat son plein à Kinshasa. Des hommes armés sèment la terreur à Kinshasa, en prenant comme cible les citoyens dans leur démeure. Le samedi dernier, jour du l’assassinat du père De Haes, les assassins auraient pillé dans le quartier environnant de Kindele.

Les obsèques de père René de Haes, le père jésuite de nationalité belge tué samedi soir par un groupe d’hommes armés pas encore identifiés, auront lieu jeudi prochain au cimetière de Kimwenza, quartier sud de la capitale de la République démocratique du Congo. L’assassinat de père Haes a suscité l’attention de la presse et des médias congolais qui ont fourni au cours de ces dernières 48 heures de nouveaux détails sur l’agression ayant coûté la vie au jésuite.

D’après la reconstruction des faits, établie sur la base de témoignages concordants, les trois hommes qui ont ouvert le feu contre le véhicule conduit par le religieux portaient un uniforme militaire et venaient à peine d’extorquer des sommes d’argent aux passagers à bord d’un mini bus, contraint de s’arrêter au milieu de la route à la hauteur du quartier de Kindele, causant un embouteillage. D’autres témoignages, relancés par « Voix des Sans voix » (VSV, une association congolaise pour les droits humains), soulignent que toute la zone où est survenu l’homicide du jésuite a été dans la soirée de samedi théâtre de saccages et vols à main armée commis par des hommes portant des vêtements militaires.

Samedi 7 mai au soir, défini par VSV « une nuit de terreur », la vague de criminalité enregistrée dans la zone de Kindele aurait causé la mort de 4 personnes (en plus de celle du jésuite) tandis que 8 autres personnes ont été blessées. Selon les témoignages recueillis, après avoir tué père Haes, les mêmes hommes armés auraient poursuivi leur activité pendant plus d’une heure sans être dérangés: ils ont dévalisés des magasins de la zone, extorqué de l’argent aux passants et sont entrés dans quelques habitations pour les dévaliser, avant que l’arrivée de la police ne les contraignent à fuir.

Des sources de la police, contactées par la MISNA à Kinshasa, ont précisé qu’une enquête sur les faits de Kindele est déjà en cours. Doyen de théologie aux Facultés catholiques et directeur du Centre spirituel Manresa, père De Haes (72 ans) s’est distingué au fil des ans pour ses recherches et son engagement dans le secteur social.

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