Ne demandez pas à la femme qui s’est faite violer pendant 3 mois par des milices dans l’Ituri de réfléchir logiquement.
Ne demandez pas à l’enfant qui a vu sa petite sœur mangée par des personnes en armes d’avoir du bon sens.
Ne demandez pas au peuple congolais de réfléchir aux conséquences de sa révolte.
Les congrès, les colloques, les discussion de bar n’engage que vous-même. Le peuple congolais ne vous a rien demandé. Le peuple congolais est déterminé à passer l’addition aux personnes qu’il considère comme responsables de son malheur. Cette addition consiste en une révolution sans concession qui ne s’arrêtera qu’avec leur départ.
Qu’est-ce qui va se passer après leur départ?
Que ceux qui se posent cette question y réfléchissent. S’ils trouvent la réponse qu’il la garde pour eux, nous en auront besoin le moment venu. Pour l’instant, il faut nous ranger humblement au côté du peuple pour l’accompagner dans sa revolte.
Toute manœuvre politicienne est inutile et suspecte car constitue une distraction demobilisatrice.
Le tsunami n’était pas canalisable. La seule façon d’y survivre c’est d’y entrer comme un roseau ou de prendre ses jambes à son cou. Nous vous demandons de faire preuve d’un peu d’humilité face à la sagesse populaire. Vox populi vox dei, la voix du peuple c’est la voix de Dieu. Taisons-nous et écoutons la.
Bon congrès !
