Fêtons la Journée Internationale de la Femme dans l’hypocrisie. 1650

Rien que pour faire bonne figure, honorons la femme. Rien que par hypocrisie, chantons l’hymne à la femme. Hypocrites nous sommes, hypocrites nous le serons. Sommes-nous vraiment fiers de nous ?
Pas plus tard qu’hier, le sort de la femme dans les pays à régime tyrannique nous laissait indifférents. Nous avons convié à notre table, sans sourciller, des dirigeants qui, pour montrer leurs muscles, s’amusent à tuer, violer et envoyer en prison, des femmes mais devant leurs semblables, ils se cachent et demandent la médiation. C’est le cas de ce président de la RDC, qui, pour intimider ses opposants, n’a pas trouvé mieux que de faire arrêter une ancienne candidate à la présidentielle, avocate et mère de famille. J’ai cité : MARIE THERESE NLANDU.
Jusqu’à hier, nous avons psalmodié ce sans cœur, qui se dit démocrate et lumière de tout un peuple, avec nos capacités intellectuelles qui frisent la prostitution.

Aujourd’hui, pour ne pas gêner nos avantages personnels, ceux de nos familles et nos appels de pied, nous allons célébrer la femme avec notre invité gênant, sans faire mention de cette barbarie, cette arrestation arbitraire sur la personne de Me MARIE THERESE NLANDU, par exemple. Et demain, nous allons reprendre nos habitudes, la vente forcée d’un produit interdit à la consommation dans les pays qui se disent démocratie : La dictature.
Ne nous gênons pas. Ne nous sentons pas mal à l’aise, car aujourd’hui, tout est permis, l’hypocrisie en premier et surtout. De toutes les façons, notre assujettissement au roi fafiot se chargera de trouver une bonne explication qui lavera notre conscience. En ce moment là, nous inventerons des théories qui expliqueraient l’occupation angolaise du Bandundu ; Les massacres des civils, femmes et enfants et les viols à l’est de la RDC ; Nous deviendrons légalistes tout en ignorant la constitution et ses lois qui interdisent le jugement des civils devant un tribunal militaire ; Etc. Nous trouverons que le sujet le plus important c’est l’arrestation du frère de l’autre comme si, au jour d’aujourd’hui, cela va régler le sort des celles et ceux qui sont victimes de l’arbitraire et de la famine.
Fêtons en toute hypocrisie cette Journée Internationale de la Femme. Feignons que nous aimons la femme. Offrons-lui des fleurs, des cartes, des champagnes, ou amenons-la au resto, c’est sa journée. Demain, nous reprendrons notre bâton de pèlerin, pour commercialiser et promouvoir l’instrument de la répression, j’ai cité : Kanambe et sa clique.
Bonne réflexion en cette journée internationale de la femme.

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