Evénements du Bas- Congo et de Kinshasa
L’Udps revient à la charge 1745

Le président du comité national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), Valentin Mubake, a déclaré jeudi 05 avril 2007 à la presse que son parti exige le dialogue face à la situation politique de l’heure. Il a cherché à justifier sa position.

Six mois après la tenue des élections, a-t-il souligné, le peuple congolais est en train de vivre un cauchemar qui ne semble pas lui garantir la paix et la sécurité au terme de la mise sur pied de nouvelles institutions issues des urnes.
C’est pourquoi l’Union pour la démocratie et le progrès social d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba est montée au créneau pour dénoncer l’échec du processus électoral finissant et a exigé à cette occasion un dialogue.
Par rapport à la situation qui prévaut au pays, Valentin Mubake a souligné que l’UDPS affirme que le processus électoral mis en place depuis la transition, fruit du dialogue intercongolais, a échoué.
A cet effet, Il a convié tous les acteurs politiques tant nationaux qu’internationaux à tirer toutes les conséquences de cet échec.
Pour le président du comité national de l’UDPS, les événements sanglants survenus vers la fin du mois de janvier et le début du mois de février au Bas-Congo et ceux des 22 et 23 mars 2007 à Kinshasa, « constituent une preuve tangible de l’échec d’un processus piloté par des ex-belligérants sous la bénédiction de la communauté internationale ».
Certes, les Congolais ont élu en juillet 2006 leurs députés et en octobre leur président au second tour du scrutin remporté par le président sortant Joseph Kabila, mais M. Valentin Mubake a précisé que l’UDPS avait boycotté ce processus depuis son lancement en juin 2005, le jugeant opaque et truffé d’irrégularités.
DIALOGUE
« Le pouvoir en place impliqué directement ou indirectement dans des violences sanglantes à Kinshasa et à l’intérieur du pays, conséquences de cet échec, ne peut être considéré comme étant représentatif du peuple congolais », a-t-il déploré.
En plus, Valentin Mubake a également dénoncé l’appui de la communauté internationale aux actes des violences au Congo avant de qualifier « d’illégitime le pouvoir de Kinshasa ». Il a ajouté que la garde rapprochée du sénateur Jean- Pierre Bemba, a été défaite totalement par l’armée régulière. Les violences ont fait plus de 200 morts, d’après les sources diplomatiques, a-t-il fait remarquer.
« L’on doit cesser de croire que la solution à la crise congolaise passe par le règlement du conflit particulier apparu entre les deux belligérants récemment rentrés en activité à Kinshasa », a-t-il martelé, faisant ainsi allusion au président Joseph Kabila et au président national du Mouvement national de libération (Mlc) qui est hébergé depuis le 22 mars 2007 à l’ambassade de l’Afrique du Sud à Kinshasa.
C’est pourquoi l’UDPS, a invité la conscience collective de la communauté internationale à réactiver le dialogue initié depuis décembre 2005 et interrompu sans raisons, a-t-il conclu.

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