Le président de la Commission électorale indépendante, l’Abbé Apollinaire Malu Malu a conféré hier jeudi avec les étudiants de l’Université de Kinshasa. Au centre de leur entretien: les questions relatives aux élections en RDC. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale sur la sensibilisation de la population à la loi sur l’identification des électeurs.
Hier matin à 10 heures, plusieurs centaines d’étudiants intéressés attendaient impatiemment dans l’amphithéâtre de la faculté de Droit le début de l’entretien avec le président de la Commission électorale indépendante (CEI). Un étudiant interpelle bruyamment ses collègues en ces termes : « A quand les élections ? » « Au 30 juin », répondent-ils. Aussitôt, un autre étudiant rétorque : « Non à la manipulation des étudiants »
Un dialogue qui annonce les couleurs. Un débat avec beaucoup de questions sur la date des élections et les opérations d’identification des électeurs. Certains étudiants s’interrogent sur le sens caché du mot «délais constitutionnels » de plus en plus utilisé par la classe politique congolaise.
A ce sujet, le président de la CEI rappelle ce que prévoit l’article 189 de la constitution de la transition. Cette disposition autorise la CEI à saisir le parlement pour prolonger la transition, six mois renouvelables une fois. Et ce, au cas où le processus électoral prendrait du retard.
Réaction des étudiants : certains acquiescent, d’autres protestent. L’abbé Malu Malu a également évoqué des problèmes techniques. Selon lui, La CEI a besoin de 10 000 ordinateurs et de 10 000 groupes électrogènes dont elle ne dispose pas encore pour débuter les opérations d’enrôlement des électeurs.
Enfin, à 13 h 30, l’abbé Malu Malu lève la séance. Les étudiants sortent. Mais ils ont encore beaucoup de questions.
