Une délégation d’opérateurs économiques belges est en mission en RDC du 29 avril au 13 mai 2007. Objectif : détecter des opportunités d’affaires en RDC et nouer des contacts avec les opérateurs économiques congolais. Après la première Table ronde économique tenue à Kinshasa, d’autres sont prévues en province.
Les entrepreneurs belges, en mission économique en RDC depuis le dimanche 29 avril dernier, ont entamé hier mercredi 2 mai par Kisangani leur tournée à l’intérieur du pays. Avant d’entamer la ronde des provinces, le lundi 30 avril, le conseiller économique et commercial des régions flamande, wallonne, bruxelloise en RDC, Jérôme Roux, a organisé à l’intention des entrepreneurs belges et congolais une table ronde économique au Salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa.
Ces échanges ont tourné autour du thème « Potentialités et opportunités d’affaires dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de l’eau, du transport et du tourisme en RD. Congo dans les provinces de Kinshasa, Bandundu et Equateur ». A cet effet, outre des entreprises belges, des opérateurs économiques, députés et sénateurs de ces provinces ainsi que les ministres de Transports et Voies de Communications, du Développement rural et celui de l’Energie ont pris part à cette rencontre qui a réuni près de 500 participants. Le but de cette mission économique belge est de donner aux participants une vision globale du potentiel de la RDC dans les secteurs de l’agriculture, du tourisme, de l’énergie, de l’eau et du transport. Ce, au travers des rencontres avec les acteurs clés de ces secteurs dans le pays. Les visites interentreprises se sont suivies après la table ronde de Kinshasa jusqu’au 1er mai. Quelques entreprises belges ont pu également rencontrer les autorités politiques de la RDC.
PAYS AUX MULTIPLES OPPORTUNITES
Selon Jérôme Roux, il s’agit d’une mission plurisectorielle impliquant des entreprises des régions bruxelloise, flamande et wallonne actives dans le développement rural et en particulier dans les secteurs suivants : en agriculture (les semences, les cultures in vitro, les machines de transformation agricole, séchage du poisson et mise en valeur des produits de la pêche, pisciculture), en énergie (hydroélectricité, micro et mini centrales hydroélectriques, panneaux solaires, biocarburants, sociétés de distribution et commercialisation de l’énergie), en eau et assainissement (sociétés de purification d’eau spécialisées dans la production d’eau et la mise en bouteille, distribution et commercialisation de l’eau, sociétés d’assainissement et de traitement des déchets), le transport (des sociétés de construction de ponts, de pistes d’aéroport et balisage, de construction de routes, celles de desserte agricole, de transport public, de signalisation routière et fluviale, d’aménagement des voies d’eau, et celles actives dans le transport ferroviaire), en construction (briqueteries, logements sociaux), en tourisme (agences de voyage et professionnels du tourisme spécialisés dans l’écotourisme et dans le tourisme équitable).
La RDC est encore sous exploitée. Pourtant, le pays regorge d’immenses ressources naturelles. Ces dix dernières années, on a noté un accroissement des investissements dans les secteurs minier, des télécommunications et dans l’espace audiovisuel. Cependant, des gros investissements sont nécessaires dans l’agriculture, les infrastructures routières, les chemins de fer, les voies navigables, l’industrie manufacturière, l’agroforesterie, le tourisme, l’hôtellerie, les banques, les logements.
