Le roi Léopold doit son succès au Congo au fait qu’il avait su comment tourner les forces sauvages des indigènes contre eux-mêmes. Il a conquit les uns après les autres les différents peuples de son vaste domaine en armant une tribu et la lâchant sur une autre. De cette manière il n’a pas seulement soumis presque la totalité du territoire qui lui était confié par la conférence de Berlin, mais il a aussi soumis les tribus conquises, en employant une autre tribu comme policier pour contrôler les autres, amené sous couvert des taxes une large quantité de tribus.
J’ai cherché simplement à montrer les conséquences de ce qu’il serai charitable d’appeler une politique d’erreur. Je souhaite maintenant me référer à certaines actions du gouvernement royale qui ne peuvent pas être attribués à une erreur de jugement, mais seulement à une légère recherche d’intérêt personnel et un désire de récupérer les dividendes sur l’investissement consentie dans ce qui a été appelé une expérience philanthropique.
Le roi Léopold doit son succès au Congo au fait qu’il avait su comment tourner les forces des sauvages contre eux-mêmes. Il a conquit l’un après l’autre les différentes parties de son vaste domaine en armant une tribu des sauvages et la lâchant sur une autre.
De cette manière il n’a pas seulement soumis presque la totalité du territoire qui lui était confié par la conférence de Berlin, mais aussi contraint les tribus conquises, en employant une tribu comme policier pour contrôler les autres, amener sous couvert des taxes une large quantité de tributs. La conséquence de cette façon de collecter les impots ont été horrible quelques fois.
Je vais prendre seulement un court passage du rapport du Rev. W. H. Sheppard, un missionnaire noir, que j’ai connu comme étudiant à l’université de Hampton. Ceci est un rapport écrit par un témoin oculaire.
Mr. Sheppard a été envoyé par la mission pour enquêter sur ce que l’on appelait « razzia du caoutchouc ». Les attaquants dans ce cas était une tribu cannibale connu sous le nom des Zapo-Zaps.
Après une journée de voyage il arriva face au chef de la bande, et, après avoir fait connaissance, ils se sont mis à parler de l’attaque. Selon le rapport, la conversation suivante s’ensuit:
« Combien avez-vous tué? » demandai-je.
« Nous avons tué beaucoup; voulez-vous voir certains d’entr’eux? »
« Oh, je vous en prie, » dis-je, sans enthousiasme; bien que c’était précisément ce que je voulais.
Il dit, « Je pense que nous avons tué entre quatre-vingt et nonante, et je ne sais pas combien dans d’autres villages. Je n’étais pas allé personnellement, j’ai envoyé mes hommes. »
Le chef et moi marchions dehors sur la plaine juste derrière le camp. Il y avait trois personnes avec la chaire découpé depuis taille.
« Pourquoi ces personnes sont-ils découpés ainsi, jusqu’aux os? » demandai-je.
« Mes hommes les ont mangé, » répondit-il rapidement. Il expliqua alors. « Les hommes qui ont des jeunes enfants n’ont pas mangé ces gens, mais tous les autres les ont mangé. » A droite il y avait un grand homme touché dans le dos et décapité. (Tous ces gens étaient nu.)
« Où est la tête de cet homme? » je demandai.
« Oh, Ils ont fabriqué un bol avec le front pour y frotter le tabac et le Diamba (chanvre). »
Nous continuâmes de marcher et examiner jusque tard l’après-midi, et comptâmes 41 corps, le reste avait été mangé par les gens.
En retournant vers le camp nous croisâmes une jeune femme, touché à l’arrière de la tête; elle avait une main coupé. Je demandai pourquoi, et Mulumba N’Cusa m’expliqua qu’ils coupaient toujours la main droite pour donner à l’état au retour.
« Ne pouvez-vous pas me montrer certaines de ces mains? » demandai-je. Alors il nous conduisit vers une construction en bois, sous laquelle brûlait un feu lent, et là il y avait les mains droite — je les ai compté, 81 en tout.
Il n’y avait pas moins de 500 fusils en tout, et soixante femme (Bena Pianga) prisonnières. Je les vis. Certains de ses hommes étaient de Lualaba, Kabunga, Kasenda, et Zapo Kingonda. Le chef de la bande dit à Mr. Sheppard qu’il avait été envoyé par les officiers de l’état pour faire ce travail sauvage. C’était entendu comme une punition des villages avoisinantes pour n’avoir pas atteint le quota exigé de caoutchouc.
Je dois ajouter que Mr. Sheppard, qui a vécu 11ans dans cette région et connaissait les méthodes du gouvernement, crut à ces allégations des indigènes et tint le gouvernement entièrement responsable des crimes de cette bandes des terroristes envoyé. Toute la vérité en cette matière ne sera probablement jamais connu.
Je voudrais souligné que, quelque soit la responsabilité directe ou seulement indirecte du gouvernement pour cette hideuse pièce de sauvagerie, il ne pet pas échapper la responsabilité d’avoir rendu cela possible. ayant armé ces hommes noir sauvage et les avoir incité a faire la guerre les uns contre les autres, il ne peut nier sa responsabilité sur les conséquences de sa politique.
Et qu’elle est le résultat de tout ça? Pas le renforcement et l’élévation des hommes noirs, quelque soit l’endroit où l’homme blanc a posé ses pieds dans l’état du Congo, l’homme noir a été réduit à l’état d’outil dans le grand commerce du Caoutchouc.
Et quel est l’effet de tout ça sur les hommes blanc qui sont condamné à réaliser cet travail dégradant? Tous les rapports attestent que ces individus s’adonnent invariablement aux pires vices, pour aucune autre raison qu’échapper à la mélancolie occasionné par leur isolation. certains, parait-il, condamné à cause de leur crimes à un long service à l’intérieur du pays, se laisse aller dans le désespoir, et se suicident ou commettent les pires crimes.
Il est clair que l’indigène n’est pas la seule victime de ce système. Quel commentaire sur la situation général est le simple fait qu’il y a quelques mois un officier du gouvernement était condamné à 15 ans de prison, après qu’il fut convaincu de l’assassinat de 122 personnes !
Si quelque chose que j’ai dit peut servir à attirer l’attention des nations civilisées, et spécialement celui de notre propre pays, sur les conditions qui existe dans l’Etat Libre du Congo, et servir davantage à amener quelque action de manière à modifier ou renforcer le statut actuel des affaires, j’aurais l’impression de n’avoir pas écrit en vain. Certainement l’entièreté du sujet exige une enquête attentive et une réaction vive.
