Désiré Mbozi, le porte-parole de l’Interfédérale du Mouvement de libération du Congo/Ville de Kinshasa est sorti, jeudi de sa réserve, pour donner sa lecture de derniers événements ayant émaillé la sphère politique congolaise. Le patron de la branche avant-gardiste » Horizon Baïmoto » a abordé l’épineuse question de la nationalité à laquelle l’option politique a été proposée à la place du judiciaire, la plainte déposée à la Cour suprême de Justice par Ngoy Mulunda au nom du Parec contre Bemba, le déficit de 40 millions au détriment du Trésor, l’élection des gouverneurs et enfin, l’effet Bdk dans le Bas-Congo.
Point par point, le tout bouillant Mbozi s’est attardé sur la troublante question de nationalité sur fond de la requête du député MLC José Makila. A l’interfédérale du parti, a martelé l’interlocuteur de la presse, l’on rejette de manière catégorique la solution politique du Bureau de l’Assemblée nationale accordant un moratoire de trois mois aux députés » étrangers » pour se conformer à la loi. » Comme Kande et Kanku ont été au tribunal accusés à tort d’avoir été des étrangers, nous exigeons que la même option soit également pour ceux là qui sont détenteurs d’une autre nationalité. Pas de politique de deux poids, deux mesures « , a déclaré Mbonzi. Pour lui, l’auteur d’une option politique a délibérément violé la Constitution. Deuxième point, la plainte du pasteur Mulunda déposée à la Haute cour contre Bemba accusé d’avoir mis à sac le siège de l’Ong. Ici aussi Mbonzi wa Mbonzi, tout en reconnaissant le droit du plaignant de saisir la justice, a mis en garde la partie requérante précisant que Mulunda ne saura prouver matériellement l’implication directe de Jean-Pierre Bemba dans le saccage de l’établissement. Il s’agit d’un acte diffamatoire contre notre président, a dit ce jeune turc qui a accusé, à la fois, le fondateur de la Nouvelle église méthodiste, Nem, de faire la politique sur fond de tribalisme, avec en prime, le Grek, Groupe de réflexion pour la défense des intérêts du Katanga qu’il agite » pour le besoin de la cause « .
» Désiré » a dénoncé une justice à double vitesse en défaveur, pour la plupart des fois, de l’Union pour la nation et du Mlc, prenant les exemples récents lors de la présidentielle et de l’élection des gouverneurs. » Notre requête est toujours non fondée quand on la dépose auprès des instances compétentes », s’est plaint ce bras droit du Chairman. A la question sur les affrontements entre des adeptes de la secte politico-religieuse Bundu dia Kongo et la police dans le Bas-Congo dont le cerveau serait attribué non seulement à Ne Muanda Nsemi mais aussi à Jean-Pierre Bemba, Mbonzi s’est dit peiné d’une telle allégation qu’il a estimée dénouée de tout fondement. Il a rappelé que ce n’est pas la première fois que les adeptes de Ne Muanda sont victimes de la barbarie du pouvoir. Il a exhumé, furieux, les brutalités policières ayant caractérisé le premier tour de la présidentielle dont le bilan serait, selon lui, d’une quarantaine de morts. Il a exigé, à cet effet, l’interpellation, devant les élus, du ministre en charge de l’Intérieur appelé à faire la lumière sur ce qui a qualifié de » génocide « . Au sujet du déficit de l’ordre 40 millions de dollars au détriment de trésor public, passif que d’aucuns attribuent à la commission gouvernementale Ecofin gérée naguère par Jean-Pierre Bemba, Mbonzi est immédiatement monté sur ses chevaux pour pointer le ministre Pprd des finances. Il a pris l’exemple du trou créé par l’acompte d’une somme d’un million de dollars Us prélevée dans le Trésor et destinée aux préparatifs de l’investiture du Chef de l’Etat. D’où, il a invité Gizenga, à mettre sur pied, toutes affaires cessantes, une commission d’audit externe avec mission de faire toute la lumière sur la foulée de dépenses engagées pendant la période intermédiaire d’expédition des affaires courantes par le cabinet sortant. S’agissant de l’élection des gouverneurs des provinces, Désiré Mbonzi s’est déclaré scandalisé par la boulimie de l’autre camp, déterminé selon, à recourir même aux moyens déloyaux dont la corruption, pour rafler l’ensemble des provinces.
