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Cette question mérite d’être posée. Les Antonov perçus à la suite du crash de Kingasani comme des machines à tuer, des cercueils volants, des fula-fula aériens… représentent l’unique espoir de désenclavement du Congo profond.
En effet, faute de routes, de chemins de fer et de voies navigables, il y a des coins du pays qui ne sont accessibles que par Antonov. Ces contrées figurent sur la liste des centres commerciaux et miniers les plus importants du pays. Tel est le cas de Beni, Butembo, Walikale, Tshikapa, Isiro, Lisala, Bumba, Kikwit, Kamako, Ndjoko Punda, Bunya pour ne citer que ces localités.
En dépit de leur importance démographique et économique, ces contrées sont dépourvues d’aéroports dignes de recevoir de gros porteurs de luxe. Seuls, les Antonov peuvent y décoller et atterir. Ainsi, les habitants de ces territoires restent en contact avec ceux d’autres provinces voire Kinshasa que par le biais des Antonov.
La réaction des étudiants du territoire d’Isiro dans la Province Orientale, au lendemin de la décision suspendant le vol des antonov, est un exemple éloquent.
Antonov au sol, Congo profond en coma
Après le dernier crash de Kingasani, la tendance générale est de clouer les Antonov au sol. Bien que cette décison réponde au souci d’éviter de nouvelles tragédies humaines, elle est loin de resoudre le problème. Car, sans Antonov, le Congo profond déjà enclavé, va s’enfoncer davantage dans le sous-développement.
2007-10-10
