Dans la perspective de la tenue des concertations politiques évoquée tout dernièrement lors de la réunion inter-institutionnelle, la Cenco vient d’adresser sept suggestions, en souhaitant qu’elles figurent à l’ ordre du jour. Il s’agit de :
1.- Trouver un consensus pour définir la durée de la transition au-delà du 30 juin 2006 ;
2.- Prendre les dispositions nécessaires sur les modalités de gouvernement du pays pendant la campagne électorale, à laquelle seront occupés la plupart de membres des institutions du pays et dans l’attente de la mise en place de nouvelles institutions issues des élections ;
3.- Arrêter les stratégies nécessaires à la formation effective d’une unique armée républicaine en remplacement de nombreuses milices agissant de manière incontrôlée ;
4.- Examiner les voies et moyens pour garantir l’observation, la sécurité et la transparence des élections afin d’éviter des contestations ;
5.- Accélérer la publication de la liste des électeurs et des candidats aux différentes échéances ;
6.- Régler de manière juste et équitable le problème de l’inclusivité ;
7.- Envisager un pacte de non-agression et une signature de la fin des hostilités.
L’Eglise catholique du Congo n’est pas du tout divisée. Il n’y a ni évêques de l’« Est » ni de l’« Ouest ». Les évêques catholiques du Congo demeurent toujours unis. Et en cette période précise, pleins d’activisme politique pour que le peuple congolais « ait le coeur à l’ouvrage ».Leur dernière rencontre épiscopale en est une parfaite illustration.
Du 21 au 24 juin 2006, le Cardinal, les Archevêques et Evêques membres du Comité permanent de la Conférence épiscopale nationale du Congo, Cenco, réunis en session extraordinaire ont adressé un message d’espérance au peuple congolais. Dans ce message, ils se sont prononcés pour une fin de transition apaisée.
Aussi, dans la perspective de la tenue des concertations politiques évoquée tout dernièrement lors de la réunion inter-institutionnelle, la Cenco vient d’adresser sept suggestions, en souhaitant qu’elles figurent à l’ ordre du jour. Il s’agit de :
1.- Trouver un consensus pour définir la durée de la transition au-delà du 30 juin 2006 ;
2.- Prendre les dispositions nécessaires sur les modalités de gouvernement du pays pendant la campagne électorale, à laquelle seront occupés la plupart de membres des institutions du pays et dans l’attente de la mise en place de nouvelles institutions issues des élections ;
3.- Arrêter les stratégies nécessaires à la formation effective d’une unique armée républicaine en remplacement de nombreuses milices agissant de manière incontrôlée ;
4.- Examiner les voies et moyens pour garantir l’observation, la sécurité et la transparence des élections afin d’éviter des contestations ;
5.- Accélérer la publication de la liste des électeurs et des candidats aux différentes échéances ;
6.- Régler de manière juste et équitable le problème de l’inclusivité ;
7.- Envisager un pacte de non-agression et une signature de la fin des hostilités.
Les évêques catholiques ont reconnu que l’ heure des élections a sonné. Et qu’il est temps « d’en finir avec une situation politique dramatique faite de misères indescriptibles, de souffrances indicibles et de morts innombrables ». Aussi, se reportant sur l’appel pressant de Néhémie, les Evêques catholiques du Congo reprennent ce cri pour « demander au peuple de mettre le cœur à l’ouvrage ». En d’autres termes plus simples ; de voter utile. Mais ils insistent sur l’impératif : l’organisation des élections dans un climat de vérité et de transparence et que jamais « après les élections ne doit pas être égale avant les élections ». Les Evêques invitent les organisateurs à des élections tenues dans la légalité en respectant les textes en vigueur, qu’elles se déroulent dans la vérité et la transparence sans fraude ni manipulation ; dans l’apaisement sans dérive autocratique et violence, dans la liberté et la pleine responsabilité du peuple congolais, sans contrainte interne ou externe. Toutefois, la Cenco a éprouvé des craintes résultant du retard mis dans l’intégration de l’armée, l’insécurité persistante dans l’Est de la République, l’intimidation des journalistes et autres acteurs politiques et des menaces du blocage du processus de transition.
Pour la réussite des élections, les Evêques condamnent le détournement des fonds publics aux fins de la campagne électorale, le non respect du code de bonne conduite par les acteurs politiques. Partant, ils invitent les acteurs politiques, surtout les gouvernants, à sécuriser la population, à garantir la paix sociale, à protéger les jeunes qui, à leur tour, sont interpellés pour ne pas se laisser manipuler avant de se tourner vers les professionnels des médias pour qu’ils agissent conformément au code de déontologie professionnelle.
PAS D’IMPOSITION
En conclusion, l’Eglise catholique a tenu à relever qu’elle n’a désigné aucun candidat et ne soutient aucun parti politique. Mais elle invite les électeurs à choisir des hommes et des femmes qu’il faut. Des hommes nouveaux « avec un sens élevé de l’amour de ce pays, soucieux du bien commun, rompus à la bonne gouvernance, ayant une probité morale et une bonne capacité intellectuelle doublée d’une expérience bien éprouvée. »
Quant à la Communauté internationale, les Evêques ont salué les efforts financiers et matériels très importants consentis et déployés pour le soutien et la sécurisation de notre pays. « Mais nous sommes conscients du danger que ce soutien international n’ entraîne des tentations de mise sous tutelle et d’imposition de choix qui ne sont pas ceux du peuple congolais, dont la souveraineté, en dépit de sa fragilité actuelle, doit être absolument respectée ».
